samedi 18 février 2012

Empanadillas de chocolate

Période du Carnaval oblige, on se met en cuisine, on s'y enferme même, pendant des heures, pour se préparer des petites douceurs. C'est vrai, c'est aussi un moyen de faire remonter son estime de soi en réussissant une nouvelle recette, une manière de se réconforter, compensation affective par le chocolat et le sucre, diront certains. Et alors? Et si c'est ma manière à moi de me démontrer encore une fois que la vie peut aussi être douce quand on sait y trouver des petits plaisirs?
Empanadillas de chocolate en musique
(le dernier disque de Ricardo Arjona, "Independiente", arrivé ce matin dans ma boîte à lettres. Ces jours-ci, une succession de bonnes nouvelles, ça compense avec le gris ambiant. A fond donc, la musique, parce que Arjona en sourdine c'est comme un orage sans éclairs, une dispute sans assiettes cassées, un bonheur sans fou rire, etc...)
Pour 25 empanadas:
400 g de farine
1 pincée de sel
2 cuillères à soupe de sucre
3/4 de verre d'eau
3/4 de verre d'huile
... pour la pâte, à laquelle, inévitablement, il faut mettre la main, comme pour le bonheur...
(et il en va d'ailleurs du bonheur comme de la pâte, plus on s'exerce, plus c'est facile)
Dans un verre, diluer 2 cuillères à soupe de fécule de maïs dans du lait froid.
Dans une casserole, faire chauffer 1/2 litre de lait (moins le verre qu'on vient d'utiliser) avec 1 sachet de sucre roux vanillé.
Ajouter 4 cuillères à soupe de chocolat en poudre (déjà sucré, recette bolivienne et douce oblige, il faut du sucre en masse, c'est une question de réputation, de dignité!)
Verser le verre de lait dans lequel on a dilué la fécule de maïs et remuer jusqu'à temps que le mélange épaississe.
Verser dans un saladier et faire refroidir.
Et c'est là que les choses sérieuses commencent. Faire les empanadas (il faut un certain entraînement, j'avoue. Pour ma part, j'ai dû déjà en faire des centaines dans ma vie, je gère):
1. faire une boule
2. l'étaler au rouleau
3. la farcir de crème au chocolat
4. la fermer et la souder avec de l'eau
Et là, transformation, cuisson. Je vous conseille vivement de chausser un foulard pour ne pas que votre chevelure sente la friture pendant des heures. Petite recommandation: si vous habitez dans une ville qui ressemble à la mienne avec des voisins qui ressemblent aux miens, n'oubliez pas d'ôter le foulard si l'un de vos voisins sonne à votre porte. En vous voyant ainsi vêtue, ils pourraient avoir l'idée de faire diffuser une pétition contre les sarrazins qui ont envahi l'immeuble).
Faire chauffer de l'huile dans une casserole. Une fois qu'elle est à température dangereuse pour la peau, y plonger les empanadas.
Oui, je dis dangereuse, parce que je vous conseille de ne pas y plonger les doigts en même temps que les empanadas. J'ai testé pour vous, l'huile bouillante a bien les vertus repoussantes pour l'ennemi qu'on lui connaît...
(d'ailleurs à l'heure où je vous parle chaque touche de mon clavier est confortablement enduite de Biafine)
Pour finir... retirez les empanadas quand elles sont dorées. Disposez-les sur du papier absorbant et bombardez-les de sucre.
Manger ça, tout tiède, hyper sucré:

En écoutant ça:

C'EST le bonheur. Pourquoi aller le chercher ailleurs?

3 commentaires:

Célestine a dit…

J'adore ta façon de présenter ta recette! avec de petites allusions par-ci par-là...

Anonyme a dit…

Vous avez un sacré appétit les filles ! (dit celle qui est en train de saliver devant son écran)
PCR

emi a dit…

Faudra me le rappeler, je vous en ferai, passez commande!!