mardi 28 mars 2017

Pirates et corsaires

Armel de Wismes, Pirates et corsaires, 1999.
Oyez oyez, chers lecteurs, attention les yeux, il va y avoir du sang ! Lames d'acier, pavillons noirs et têtes cassées, les pirates et les corsaires s'invitent dans votre salon ! Qui n'a jamais entendu parler de Barberousse et d'autres noms illustres à faire frémir dans les chaumières ? Alors, attention, il y  a une distinction ! Le vocabulaire est vaste : pirates sans foi ni loi, corsaires armés de lettres de marques et pillant au service d'un roi, flibustiers, boucaniers, forbans (pas le groupe de musique), le livre nous explique et nous détaille absolument tout sur chacun des termes, sa signification exacte et son emploi. Un véritable cours de linguistique. Ce qui les réunit est cependant très simple : ce sont des barbares. Le plus étonnant est que certains navigateurs bien sous tout rapport finissent eux aussi par s'engager dans la flibuste, soit par accident, soit par dépit, soit par soif de richesses. C'est la plupart du temps une décision sans retour. Même si, il faut le dire, certains corsaires à la cruauté sans limites ont terminé leur existence bien sagement, protégés qu'ils étaient par la reine d'Angleterre ou le roi de France qui les avaient mandatés. Le plus étonnant est que les grands empires, avant de montrer une détermination à en finir avec la piraterie, inventent ensemble des conventions, des règles à ces entreprises sauvages. Si l'on insiste beaucoup sur ce terme de cruauté, c'est que les pirates, corsaires et autres comparses sont totalement dénués d'humanité. Ils brisent des têtes, jettent des hommes à la mer, torturent, battent sans relâche, découpent en morceaux, jouent du sabre et de la machette, violent, se vengent, assassinent. Et ce depuis des temps immémoriaux. L'auteur nous en apprend long sur l'origine antique de la piraterie, son développement au Moyen Age et sa persistance à travers les époques. Aujourd'hui encore, on prononce encore le mot "pirate" dans certaines mers tropicales. Le livre est à la fois passionnant et effrayant, de quoi ravir les historiens, les aventuriers refoulés ainsi que les esprits curieux d'aller à la source du mal... 

dimanche 26 mars 2017

L'aquarium des Sables d'Olonne

Bon, je ne vais pas vous la jouer "que faire quand il pleut aux Sables d'Olonne hors saison", je ne suis pas une si grande aventurière. Parce qu'en réalité, hors saison, il n'y a pas grand chose d'ouvert. Si j'avais été courageuse, j'aurais testé pour vous :
- la maison de Clémenceau à Saint Vincent sur Jard...
- le musée Automobile de Vendée à Talmont Saint Hilaire...
- le célébrissime Museum du Coquillage des Sables d'Olonne...
Mais à la compagnie des hommes d'état, aux carrosseries rutilantes ou aux centaines d'étagères de coquillages immobiles, nous avons préféré la compagnie des poissons. Allez savoir pourquoi... ! 
Nous en sommes à notre troisième aquarium et avons de quoi comparer. Notre référence reste celui de La Rochelle, par sa taille et par sa richesse. Une sorte de summum de l'aquarium. Ensuite, nous avons rencontré celui de Malaga et il a fallu se contenter de moins, même s'il avait aussi ses charmes. Visite du 7ème Continent aux Sables, donc !
Tout commence par une installation qui détaille le temps énorme que met chaque objet à se bio dégrader ou pas, histoire d'ouvrir les yeux des petits et des grands sur les dégâts que l'action humaine cause dans les fonds sous-marins. Ensuite, le parcours se poursuit selon des espaces géographiques précis et le jeu consiste à repérer dans les aquariums les poissons qui s'affichent sur les écrans. Moderne. Il y a tout ce qu'il faut : des requins, des espèces tropicales multicolores, des étoiles de mer, des poissons qu'on aimerait bien avoir dans son assiette même si c'est mal de le dire, des avec des sales têtes, des élégants, des cachés, des sympas, des rigolos, on s'amuse toujours comme des petits fous dans les aquariums, nous ! Les petits plus :
- un bassin où on peut, après s'être désinfecté les mains, caresser les poissons
- pas mal de petits aquariums où on peut voir des bébés poissons et même des oeufs, ainsi que des explications sur la reproduction et la protection des espèces
- une dernière salle qui nous plonge dans l'obscurité des abysses et nous fait conclure la visite en compagnie de méduses phosphorescentes, et ça, c'est la classe
13,80 euros pour les adultes, ça vaut son prix. 






jeudi 23 mars 2017

Où dormir chic aux Sables d'Olonne

Tout commence par un malentendu. Au départ, nous devions dormir dans un hôtel du centre-ville que nous avions réservé par internet. Seulement, une fois sur place, notre déconvenue a été grande de comprendre qu'aucune chambre ne nous avait été attribuée, l'ordinateur n'ayant pas voulu prendre en compte notre réservation. Coups de téléphones, pas de panique, le gérant de l'hôtel, très aimable, nous oriente immédiatement vers un collègue qui nous prendra en charge. Marché conclu. Nous sommes sauvés... et surclassés. Nous voici donc non loin du Tanchet, de l'autre côté des Sables d'Olonne,  à l'hôtel Les Roches Noires qui fait face à la mer. Nous n'avons pas pour habitude de passer nos nuits dans des taudis (sauf peut-être une fois, près de Bastille à Paris... les images internet ne sont parfois pas contractuelles...), mais cette fois c'est quand même le grand luxe ! La chambre, son bureau, ses fauteuils, quelle élégance ! Et la salle de bain avec baignoire, je ne vous dis pas ! Quant à la salle du petit déjeuner et sa vue imprenable sur l'océan et le ciel infinis, nous n'en demandions pas tant...

Le lendemain matin, il a cependant fallu se résoudre à abandonner ce palace pour poser nos valises dans notre hôtel d'origine. Nous avions un peu peur d'être déçus, du coup. Décidément, nos petits malheurs avec internet avaient du bon : nous voilà encore une fois surclassés ! De prime abord, l'hôtel Arc En Ciel est assez... disons... rose. Mignon. Un peu osé ? Oui, bon, la naïade plutôt nue peinte sur le mur de la chambre, les couloirs décorés... passons. On ne viendrait peut-être pas avec des enfants. Par contre, si vous êtes amoureux, c'est l'idéal ! Les chambres à la déco romantique (un peu kitsch ?), la vue sur la mer, le SPA, la terrasse avec le bain bouillonnant, les massages. On n'a pas tout essayé, mais si c'est votre truc, c'est une très bonne adresse ! Nous, ce qu'on a préféré, c'est la salle à manger XIXème, avec ses peintures, son plafond, ses lustres, son piano (qui joue tout seul). On s'y croirait ! 



lundi 20 mars 2017

Ode au voyage en bus

Je ne suis jamais plus à l'aise que dans l'attente d'un départ, ce temps en suspens avant le grand saut vers l'inconnu où nos repères deviennent inutiles. Plus je prends l'avion, moins je suis à l'aise. Au contraire, le bus est l'un de mes vecteurs de voyage préférés. C'est dans le bus Malaga-Grenade que j'ai écrit ce petit texte...
Je suis dans un ailleurs dont je me gave, boulimie de paysages à travers la vitre. En transit. Dépouillée de l'ici et pas encore dans l'ailleurs, entourée de gens qui voyagent eux aussi. J'observe les maisons au bord de la route, dans les collines, au creux des montagnes et aussitôt me viennent des histoires à écrire. Aussi long que puisse être le trajet, je ne m'ennuie jamais. Je regarde les gens et leur invente une histoire. Je détaille les panneaux, tous ces noms du voyage, les étapes furtives et le mystère qui les entoure et que je ne percerai pas. Déjà, adolescente, je rêvais que le bus scolaire m'emmenait en vadrouille, loin, très loin du quotidien qui empestait l'enfermement. J'avais terriblement besoin d'air ! Aujourd'hui, quand je suis en mouvement, je respire. Mon oxygène est dans le voyage. Me mêler à la foule, respirer d'autres épices, me remplir d'énergies nouvelles, marcher à un autre rythme, suivre la cadence du pays où je suis. 
Il pleut depuis le départ de Malaga. Les montagnes ont enveloppé leurs sommets dans la brume qui donne une teinte irréelle au paysage. Le rio Guadalmedina, grossi par les pluies, serpente furieusement entre les rochers. Les millions d'oliviers dansent dans la tempête. Soudain, à l'approche de Grenade, le ciel s'éclaircit et une goutte de ciel bleu vient percer les nuages. La Sierra Nevada n'apparaît pas encore, mais on on devine son ombre bleutée au fond du panorama. 
Au retour, au contraire, j'ai le soleil dans les yeux, la musique de la radio dans les oreilles et comme compagnon de voyage le bonheur d'être en vie, parce que le mouvement, c'est la vie.
Quatre images de Bolivie. Quatre instantanées. Quatre fois le souffle coupé. Quatre instants à regarder par la fenêtre des bus que j'ai si souvent pris.
Non loin de Potosi
 Aux abords du lac Titicaca 
L'altiplano infini
Sur les hauteurs de Cochabamba

vendredi 17 mars 2017

Je suis andalouse

Je suis andalouse. Je parle fort, je parle vite, je parle rauque. Je parle avec les mains et avec tout mon cœur et mes yeux lancent des éclairs à quiconque me défie.
Je suis andalouse. Je ris autant que je pleure, je suis dans l'extrême et dans la démesure. Je torée la vie et dompte les circonstances.
Je suis andalouse. Je marche fier, je marche droit, je marche chaloupé et dansant, je marche orgueil et sentiment.
Je suis andalouse. Je ne jure que par le soleil et m'en abrite coquettement. Je bénis la blancheur et voue un culte à la couleur, à la fois pieuse et déchaînée.
Je suis andalouse. Je cancane consciencieusement et poétise la réalité. Je me fous des aléas et m'effondre à chaque pas pour me relever. Je dramatise le quotidien en un flamenco aigre doux qui rythme de ses talons le battement de mon âme.
Je suis andalouse. Dans l'excès et le renfrogné, dans le passé et l'avenir, dans ce que j'ai de plus sanguin et sucré.
Je suis andalouse. arabe, juive et catholique, gitane quand ça me chante.
Je suis andalouse. mer, désert et montagne.
Je suis andalouse par caprice.
Je suis andalouse, donc je suis.









mardi 14 mars 2017

Malaga au bord de l'eau...

Quelques jours d'absence (oui, il m'arrive parfois de travailler dans la vie !) mais encore des choses à vous dire sur Malaga. Aujourd'hui, je vous emmène pour une balade ensoleillée au bord de la belle bleue, du port de commerce aux plages, en passant par le port de plaisance et d'autres endroits merveilleux. 
Impossible de vous mentir, ce qui fait le charme de Malaga, outre sa dimension historique et sa verdure luxuriante, c'est sa situation idéale en bordure de Méditerranée. La présence de l'eau, que ce soit mer ou océan, donne un cachet supplémentaire aux villes que l'on visite, c'est indéniable. Qui plus est, dans le cas de Malaga, la montagne n'est pas loin non plus : elle a tout pour elle, comme on dirait d'une belle et brillante jeune femme. Partons donc non loin de la fameuse grande roue et ne nous attardons pas trop, sauf intérêt supérieur pour le sujet, dans le port de commerce. Admirons les bateaux de croisière, ces immeubles des mers, et gardons un peu de temps pour flâner sous les palmiers modernes qui longent la baie. Ombragée, aérée, la promenade possède un charme fou. C'est ainsi que l'on arrive droit sur le cube du centre Pompidou Malaga, musée d'art moderne, rejeton de notre centre Pompidou parisien. A partir de là, on vire sur la droite pour accéder à une enfilade de magasins, plutôt chics. Une sorte de recoin du bon goût et du style à côté du port de plaisance, la part "in" de la métropole, the place to be. Dans la continuité, de multiples restaurants vous tendent les bras. Le choix est vaste. By night, l'endroit est charmant. 

C'est alors que l'on arrive au phare et là, changement de décor. Tout redevient sauvage, indompté, maritime. Le vent décoiffe et vous bouscule un peu, projette les eaux en vagues furieuses sur la jetée, façon Malecon à Cuba. Les pêcheurs pêchent, les flâneurs flânent, les joggeurs... courent. Les terrains de sport sont légion. Ici commence le royaume du sportif. 


Tout le long des plages, en effet, la plus connue d'entre elles étant la Malagueta, on peut au choix marcher dans le sable (tiens, çà me rappelle une chanson...) ou exhiber ses muscles fessiers sur la large partie piétonne de l'avenue. On court, on marche, on se montre, on bronze, chronomètre à la main, du sportif le plus aguerri à la mamie distinguée et maquillée, en passant par la mère de famille dynamique à la recherche de la silhouette parfaite. Ce n'est pas la Californie, mais presque ! 
Nous, en bons vivants, on a évidemment préféré marcher les pieds dans l'eau (un peu froide en février, mais rien ne nous arrête) sur l'interminable langue de sable et admirer la ville d'un autre point de vue. On a lancé des "c'est beau, c'est beau", à perdre haleine. Parce que la Méditerranée, bien inconscient celui qui dirait le contraire, c'est beau. Je vous passe le soleil qui se reflète dans l'eau et la fait briller comme un diamant, le calme et la délicieuse solitude de l'hiver sur la plage, la joie de confier son visage à ces milliards de vitamines qui émanent de ce soleil presque africain, l'alignement des beaux hôtels (voire des palaces) et la colline là, tout au fond, qui a un air de Corcovado. Comme souvent, le genre d'endroit que l'on voudrait ne plus jamais quitter... 


mercredi 8 mars 2017

Se faire des sensations fortes à Malaga

La plaza de Toros
Evidemment, les arènes de Malaga sont à mille lieues d'égaler en élégance et en prestance les arènes de Séville et son musée. Pour 1,80 euros, il ne fallait pas être exigeant. On peut quand même admirer la rondeur et la solennité de ce cercle de gradins à l'allure un peu rurale et destiné à ce qui ici est plus qu'un art, une religion. Dans le musée sont répertoriées différentes tenues et affiches emblématiques de la corrida, ainsi que de beaux spécimens empaillés à qui vous pourrez faire un petit bisou si l'envie vous en dit. 





Le Mirador Princess
Nous ne sommes ni dans le même univers, ni dans la même gamme de prix. 10 euros, cela parait cher, mais vous embarquez ici dans la plus grande roue panoramique d'Europe, située non loin du port et qui, pendant de longues minutes, vous propose en plusieurs tours d'horizon (compris dans le prix, un arrêt au sommet pour mieux célébrer la belle vue) un panorama intégral sur toute la ville. Nos photos sont un peu... enfin, il pleuvait quoi. Mais cela suffit à vous rendre compte de l'énormité de l'attraction, ainsi que de l'utilité des cabines fermées ET climatisées pour l'été. Côté sensations fortes, la roue est très stable et convient parfaitement aux apeurés du manège (dont je suis). 



Las bovedas de la Catedral
Pour quelques euros, rendez-vous sur les toits de la cathédrale. C'est une habitude chez moi que de grimper sur les épaules de ces vieilles dames de pierre. Je l'avais fait avec plaisir et une sensation totale de liberté (pas de barrières, pas de guide) dans la belle ville blanche de Sucre, en Bolivie. A Malaga, même si la guide est charmante et vous racontera en détails l'histoire du monument, vous êtes quand même suivis et les portes fermées à clé derrière vous par un vigile aux lunettes de soleil énigmatiques. On ne plaisante pas ici ! Qu'importe, vous pourrez savourer, une fois en haut, la superbe vue sur la Méditerranée qui vaut bien toutes les barrières et apprendre avec étonnement que cette cathédrale, faute d'argent, n'a jamais été terminée (d'où la présence d'une seule tour sur la façade). A l'époque, les guerres étaient prioritaires et le roi préférait mettre ses pesetas dans l'armée plutôt que dans l'architecture, chacun ses priorités. De même, les dômes que l'on peut voir sur le toit auraient dû être recouverts et aurait dû aussi voir le jour un ingénieux système d'évacuation des eaux de pluie. Les architectes avaient même laissé des inscriptions sur la pierre, au cas-où quelqu'un prendrait un jour leur suite. Aujourd'hui, il existe un projet qui viserait à achever de bâtir cette cathédrale bancale, mais les habitants de Malaga ne sont pas trop d'accord, préférant sans doute garder intacte l'image de ce qui est le symbole de leur ville, leur Manquita, leur manchote adorée. 




dimanche 5 mars 2017

Quoi et où manger à Malaga ?

Comment vous dire ?... A Malaga, pendant quatre jours, on s'en est mis plein la panse. La gastronomie est si variée que même en prenant 5 repas par jour on n'a pas eu le temps de goûter à tout. On est extrêmement loin de la cuisine bien grasse ou basée sur le jambon sec que l'on pourrait imaginer. L'omelette aux testicules de taureau, spécialité de Grenade (oui oui...) est bien loin. Malaga, c'est le royaume de la finesse. Tout est exquis. Je pourrais vous écrire un roman sur les viandes savoureuses, tellement tendres qu'on les couperait avec un couteau à beurre ; les fruits de mer à foison ; les poissons succulents ; les sauces savoureuses ; les légumes ; les fruits... C'est comme lorsque vous retouchez une photo un peu fade avec un logiciel exprès : la gastronomie a Malaga est plus vive, plus riche, plus belle et meilleure qu'ailleurs. Une fois rentrés en France, vous ne regarderez plus jamais un jus d'orange pareil, regretterez amèrement les olives et l'huile fruitée qui en découle et vouerez même un culte sans bornes à la tomate et à l'ail. 
Après vous avoir mis l'eau à la bouche et vos papilles en ébullitions, parlons tapas. Le meilleur moyen de goûter aux plaisirs de la nourriture, c'est de sacrifier à cette tradition andalouse. Ici, une petite liste de mes péchés mignons :
- calamars frits
- friture de sardines
- poivrons grillés
- croquetas (sorte de petites boulettes crémeuses... hmmm...)
- aubergines frites au miel de canne à sucre
- patatas bravas (cette sauce rouge pimentée est sans pareil)
- porra (une sorte de soupe de tomates froide, rien à voir avec le pâle gazpacho !)
- etc, etc...
Évidemment, le tout accompagné d'une sangria parfumée comme il se doit à la cannelle. 
Tout autour de la plaza de la Merced, une ribambelle de bar à tapas feront votre bonheur. 

Au delà des tapas, il faut aussi aller s'asseoir dans un restaurant pour comprendre et apprécier toute la gastronomie de Malaga. Le long du Muelle Uno, les adresses sont en file indienne et les rabatteurs un peu crampon vous incitent à vous rendre ici ou là (même si, souvent, un patron possède plusieurs restaurants...). La qualité n'est pas toujours au rendez-vous et il faut être vigilant. En revanche, nous vous proposons une adresse que vous avons testée et approuvée :
La Trastienda, avenida Cervantes
Vous pourrez goûter à une morue à la sauce pil-pil, c'est-à-dire cuite dans l'huile parfumée à l'ail qui nous a laissés sans voix. Les viandes sont excellentes, tout est délicieux et, si vous arrivez un peu tôt, aux alentours de 13 h (n'oubliez pas qu'on déjeune en Andalousie entre 14h et 16h), vous pourrez assister aux conversations de quelques sympathiques retraités venus refaire le match de la veille autour d'un verre de bon vin.
Si vous êtes plutôt plage, c'est vers les chiringuitos, ces petites paillotes, qu'il faut vous rendre afin de déguster des grillades de sardine... Quelque chose comme la porte du paradis !
Vous l'aurez compris, la cuisine, à Malaga, c'est sacré. J'en suis encore toute rêveuse rien que d'y penser... J'en ai rapporté une folle envie de manger et de remanger du poisson, une addiction à l'ail et une gourmandise pour tout ce qui baigne dans l'huile d'olive à la limite de la religion. La phrase à adopter ? "En dessert... je prendrai une entrée !". Phrase qui fut notre leitmotiv et qui le restera !