lundi 29 août 2016

Une journée de canicule à Saumur

Samedi dernier, j'ai décidé d'aller voir à Saumur ce qu'il en était de la canicule. Je me suis dit, 38 degrés, ce sera toujours plus supportable au bord de la Loire. Bon... c'est monté à presque 40, ça a été dur... Mais ça ne nous a pas empêché de visiter la ville et d'y passer une super journée !
Alors, quoi faire à Saumur en une journée ?
D'abord, et comme je fais tout le temps, prendre le pouls de la ville. Déambuler dans le centre-ville, remarquer les façades, flâner dans les ruelles, admirer les monuments. Respirer l'air de ce nouveau lieu (enfin, respirer, vu la chaleur...) Bref, j'ai trouvé que Saumur était une très jolie ville, une sorte de Tours en miniature, bien que, attention, nous soyons en Anjou, ça change tout ! Élégante mais jeune, pas guindée, juste ce qu'il faut. Et touristique, évidemment ! On sent l'Histoire transpirer (et pas qu'elle...) à chaque coin de rue. Maison des compagnons, château qui domine la ville, façades boisées... et un petit côté rafraîchissant qui fait de Saumur autre chose qu'une simple ville "musée". 

Où déjeuner ?
Après une bonne balade en centre-ville, il est temps de se rassasier et de boire, boire beaucoup surtout ! De l'eau bien entendu, quoique la région fait qu'il est difficile de ne s'abreuver que de liquide transparent. Une seule et unique adresse :
L'Annexe
20 rue du Puits Neuf
49400 Saumur
Un décor sympa, un service détendu, à la cool, mais attentif et l'assurance de bien manger. L'Annexe est un rendez-vous d'habitués. On y vient se caler une tripe après le marché du samedi matin, ou déjeuner entre amis. La cuisine est savoureuse, faite maison. Un excellent rapport qualité prix. 
L'incontournable : le château
Après un si bon repas, il faut digérer. Quoi de mieux que de grimper au château et d'en faire la visite ? Connu pour être l'humble demeure du duc d'Anjou, le roi René y vient en visite de temps en temps. Comme beaucoup de monuments, le château devient par la suite une prison, puis un dépôt d'armes. Actuellement en restauration, il abrite des collections mettant en valeur le travail de la porcelaine et une exposition qui concerne le cheval, qui se tient dans l'abbatiale... qui n'a plus rien d'une abbatiale. L'accent est mis sur le numérique et la visite est plaisante, variée. On y trouve de la lecture, de quoi pianoter sur des écrans, il y en a pour tous les goûts. De là-haut, on a une vue magnifique sur toute la ville et sur la Loire et, vu de l'extérieur, le bâtiment est magnifique.

Où se rafraîchir ?
Après avoir perdu des litres de sueur dans les escaliers du château et les ruelles en pente écrasées de soleil, il nous fallait de la fraîcheur. Internet nous a bien aidés : ni une, ni deux, nous voilà allongés dans l'herbe, à l'ombre des grands arbres, à la base nautique de l'île de Millocheau. Petit espace mais où chacun trouve sa place, c'est le point de ralliement pour se baigner à Saumur. Nous sommes en bord de Loire, sur une plage de sable avec vue sur le château. Pas mal ! On peut aussi y faire du canoë, de la voile, et pourquoi pas s'initier au paddle sur le bassin voisin.

Où se balader en nocturne ?
Le soir, au moment où il fait beaucoup moins chaud (30 à la place de 39, ça change tout !), c'est l'heure idéale pour se promener le long de la Loire, sur l'île de Millocheau justement, de manière à avoir une vue imprenable sur le château et les ponts, dont les éclairages créent une lumière magique au coucher du soleil. Rien à faire de plus que se détendre, marcher lentement, parler tout bas et admirer...


Où dormir ?
Evidemment, il est indispensable de s'offrir la vue sur la Loire, sinon, à quoi bon ?! Notre coup de coeur Logis de France :
Cristal Hôtel
12 place de la République
49400 Saumur
Heureux comme des papes, nous goûtons au plaisir chic d'une chambre cosy, meublée à l'ancienne, (d'autres arborent un design plus moderne, c'est selon) et qui nous plonge dans une douce atmosphère de luxe. Pour 85 euros la nuit, vous aurez tout le loisir, depuis le balcon, de passer des heures, la nuit si vous le souhaiter, à voir glisser le fleuve sous votre fenêtre. Royal ! Le restaurant y est excellent, avec des spécialités locales comme la fricassée de poulet à l'angevine, avec sa sauce crémeuse, ou encore des desserts renversants, comme cette tartelette au chocolat qui m'a laissé un souvenir impérissable. Je recommande chaudement (c'est le cas de le dire !)

mercredi 24 août 2016

Renaud, comme un enfant perdu

Renaud Séchan, Comme un enfant perdu, 2016.
Après avoir redécouvert Renaud assez récemment, après avoir assisté à l'angoisse des fans avant la sortie de son dernier album (allaient-ils être déçus ? allaient-ils le retrouver ?), après en avoir entendu d'autres déclarer qu'à leurs yeux Renaud, le Renaud qu'ils avaient aimé dans leur jeunesse, celui-là était mort, je me suis plongée dans la lecture de son autobiographie. Pour en avoir le coeur net, pour découvrir ce qu'il y avait derrière le miroir. Adepte de ses chroniques régulières dans le journal Charlie Hebdo, j'ai de suite retrouvé ce style inimitable, mélange de parler cru et d'infinie poésie, d'humour et de mélancolie. Renaud nous raconte tout. Son enfance, ses parents et leurs engagements, sa famille, ses grands-parents. C'est ce qui a façonné l'homme. Entre un grand-père intellectuel et un autre grand-père mineur de fond. L'engagement et l'art. Comment aurait-il pu alors devenir autre chose qu'un artiste engagé ? On se dit qu'Etienne Lantier, le défenseur des ouvriers dans le film Germinal, ce ne pouvait-être que lui. Tout le chapitre sur le tournage m'a beaucoup intéressée, moi qui ai pas mal vadrouillé dans le monde des mineurs. En fait, tout le livre, écrit en toute sincérité, sans volonté de tapage, nous en apprend beaucoup sur le chanteur. Renaud se raconte, nous raconte les débuts, la gloire comme par surprise, la peur de décevoir, la culpabilité, l'amour, la tristesse, l'enfer. Autant d'états d'âme par lesquels nous passons tous un jour ou l'autre, à un moment de notre vie. Ensuite, la démultiplication de ces émotions, bonnes ou mauvaises, dépend du degré de sensibilité de chacun. Renaud est par définition un être sensible, une belle personne qui s'inquiète de la marche du monde, qui se sent partie prenante de cette fourmilière dans laquelle tant de gens se débattent pour survivre. Renaud n'est pas une star, en fait, ou pas que. C'est un poète, une voix, une vision de la vie. Quelqu'un de furieusement attachant. Un mec bien, comme on en fait peu. 

mardi 23 août 2016

Découvertes musicales de l'été

Comme vous le savez tous, puisque vous avez lu et relu cet article sur les Sables d'Olonne daté d'il y a un an, les soirs d'été sur le Remblai, c'est la fête. Mis à part quelques gentils garçons en treillis qui se baladaient par ci, par là, rien ne nous a empêché encore cette année de nous amuser au coucher du soleil. Au programme, l'incontournable Roni le clown, des acrobates, des jongleurs, des danseurs de kizomba collé serré et de la musique, encore et toujours de la musique. La plupart du temps, de la bonne, voire de la très bonne, de l'excellente, de la géniale. Voici en exclusivité mes coups de coeur de cet été !
Orquesta Chilaquiles
Pour qui adore danser, se trémousser au son de la musique latino, vous êtes à la bonne adresse. Une envie irrésistible de bouger vous saisit tout le corps en écoutant la cumbia endiablée de la Orquesta Chilaquiles. De bons musiciens, une bonne humeur contagieuse et la belle Flora au chant vous transportent dans une ambiance exotique et festive comme on les aime. Franchement, j'adore !
La page du groupe
Et une vidéo !


Balto Parranda
Ceux-là sont complètement allumés ! Des musiciens de génie les deux pieds sautillant sur un tapis oriental. Des rythmes complètement fous, un charisme irrésistible. Un style qui rappelle celui du groupe Gogol Bordello, pour les connaisseurs. En somme, un mélange de rock, tzigane, ska, le tout rondement mené par le chanteur, un spécimen en son genre. Chaque fois qu'ils ont joué sur le Remblai, je n'ai pas pu faire autrement que de m'y arrêter. Quel spectacle ! Décoiffant !
La page du groupe
La petite vidéo !


Charly L. Trio
Costume, chemise blanche, décor soigné, lampes élégantes à l'ancienne pour éclairer la scène, ces garçons-là font du rock classe. Excellents musiciens encore, une performance qui a attiré chaque soir, que ce soit aux Sables d'Olonne ou à la Chaume, des dizaines et des dizaines de spectateurs. Le public ne s'y est pas trompé, c'est sans conteste l'un des groupes à suivre de cet été. De grands professionnels !
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Encore une vidéo !


Ron Moor
Décidément, le remblai était très rock cet été. On en a parfois vu des vertes et des pas mûres, mais ce groupe vendéen a retenu notre attention. Ils sont en effet de la Roche sur Yon. Des locaux ! Alors, plus rock, on ne peut pas faire. C'est du lourd. Les Anglo Saxons n'ont qu'à bien se tenir !
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Et la traditionnelle vidéo !


Blond Neil Young
Oui, c'est un groupe de reprises. Mais pas de n'importe qui, et pas n'importe comment. Le choix de Neil Young a de quoi séduire. Quant à la manière, chapeau ! Des voix exceptionnelles, des arrangements qui font leur effet, un ensemble qui file le frisson. Je suis restée pour les regarder et les écouter un certain temps, et j'aurais pu y passer des heures encore. Courez les écouter !
La page du groupe
La vidéo eh oui !


Jehan et Lionel Suarez
On change complètement de style pour passer à la chanson à texte, comme on dit, en français. L'un au chant, l'autre à la guitare, ont choisi d'interpréter le riche et trop méconnu répertoire du poète Allain Leprest, que j'avoue avoir découvert il y a peu de temps. Quel voyage à travers les mots ! Quelle beauté et quelle tristesse à la fois ! Que cet accordéon nous transporte ! Et la voix grave de Jehan qui vous hypnotise. A écouter sans modération.
La page du projet
La vidéo, bien sûr !


Léonie
Comment parler des coups de coeur musicaux aux Sables d'Olonne sans évoquer Léonie ? Impossible ! Je le reconnais, ce n'est pas mon groupe préféré de tous les temps. Seulement voilà, Léonie, aux Sables, c'est un phénomène ! A chacune de leurs apparitions, des dizaines de fans se massent et reprennent toutes leurs chansons par coeur. Il y a une ambiance de dingue ! Les textes sont adaptés à un public jeune, ado, mais les mélodies entêtantes font que même les gens respectables se prennent à les fredonner. Si vous avez l'esprit jeunes, que vous êtes un surfer dans l'âme, ce groupe est fait pour vous !
La page du groupe
L'inévitable vidéo !


dimanche 21 août 2016

A travers une histoire de la Vendée

Jean Chiron, A travers une histoire de la Vendée, 2015.
Je voulais un livre qui raconte l'histoire de la Vendée parce qu'il est impossible de bien connaître une région sans s'imprégner de son histoire. J'ai choisi celui qui semblait le plus complet. Quand j'ai vu la table des matières et le premier chapitre qui commençait au Paléolithique, j'ai pris peur. Cependant, de suite, j'ai compris que ce livre d'histoire n'était pas comme les autres, puisqu'il s'agit avant tout d'une histoire. Je m'explique. L'auteur a choisi, pour éviter la lourdeur et le côté rébarbatif du récit des événements historiques, de romancer la Vendée. Il met en scène deux personnages : un enfant, Théo, et son grand-père qui décide de l'aider à remédier à ses mauvaises notes en histoire. Qu'à cela ne tienne, papy Joseph entraîne son petit fils à travers les siècles, que dis-je !, à travers les millénaires. Ainsi, les chapitres s'enchaînent, ceux plus factuels et les autres, romancés, où Théo et papy Joseph deviennent partie prenante des faits. Il en résulte un ouvrage ludique, pédagogique et passionnant à lire, où chaque époque prend un relief différent. Une manière vivante de raconter des choses qui semblent appartenir à un passé trop lointain. J'ai appris une montagne de choses, pas uniquement sur la Vendée, mais plus généralement sur l'Histoire de France. J'ai pu replacer les événements locaux dans le contexte national et international qui, il faut bien le dire, devient vite flou dès qu'on a quitté les bancs de l'école. Autant vous dire que je suis au point sur les Gallo Romains et les Barbares, Saint Hilaire, évangélisateur de la Vendée, les Protestants, les guerres et tout le toutim ! 

samedi 20 août 2016

L'événement de l'automne : le départ du Vendée Globe !

Je vous parlais dans l'article précédent, dans lequel je vous livrais mes adresses aux Sables d'Olonne, de l'événement majeur de l'année 2016 : le départ de la 8ème édition du Vendée Globe.
Alors le Vendée Globe, c'est quoi ?
C'est LA course autour du monde la plus prestigieuse de la planète, puisqu'elle se déroule sans escale, sans assistance et en solitaire. Une épreuve de forçat, un défi, une aventure maritime unique. La première édition a eu lieu en 1989 et a vu la victoire de Titouan Lamazou, aujourd'hui très connu également pour ses magnifiques peintures. Depuis, la course a lieu tous les quatre ans, c'est dire si elle est attendue !
Le parcours 
Les concurrents partent donc des Sables d'Olonne et s'enfoncent plein sud dans l'Océan Atlantique, direction le Cap de Bonne Espérance. Une fois l'Afrique doublée, c'est la traversée de l'Océan Indien, puis le Pacifique. Après le passage du Cap Horn, c'est la longue remontée vers les Sables d'Olonne. Le record absolu est actuellement détenu par François Gabard, qui est passé sous la barre symbolique des 78 jours. 
Les critères
Tout le monde ne peut pas se lancer à l'aveuglette dans ce genre d'épreuve. La sélection est pointilleuse et il faut montrer patte blanche. D'abord, le bateau présenté doit obéir à des règles strictes : 60 pieds de long, 4m50 de tirant d'eau et doit être certifié conforme par le comité de course. Ensuite, le skipper n'est pas le premier venu. Il doit avoir bouclé un Vendée Globe, ou bien la Barcelona World Race (le même tour du monde sans escale, mais en double), ou à défaut une course Transatlantique. S'il ne possède pas ses fameuses lignes sur son CV, le skipper devra effectuer un parcours complémentaire avant octobre pour espérer se qualifier. Evidemment, tous les concurrents doivent effectuer un stage de survie car, qui dit "sans assistance" dit sans médecin, mis à part au téléphone... 
Le trophée
La gloire, l'entrée dans la légende de la voile, le piédestal du héros pour le vainqueur... et 160 000 euros. Une peccadille quand on sait les sommes astronomiques nécessaires pour la construction et la préparation du bateau. Le 10ème concurrent à franchir la ligne ne touchera quant à lui que... 10 000 euros, autant dire, une bouchée de pain. L'argent étant le nerf de la course, la recherche de sponsors est une activité à temps complète pour qui n'est pas Jean Le Cam ou Vincent Riou. A la date du 16 août, par exemple, le jeune Néo Zélandais Conrad Colman était encore à la recherche de contributions pour boucler son budget. 
L'actualité
Actuellement, certains concurrents sont encore en phase de qualification ; d'autres réparent déjà leur bateau après une petite avarie : la plupart s'apprêtent à effectuer des stages d'entraînement avant le grand départ qui aura lieu le 6 novembre 2016. Le 1er octobre, tous les bateaux seront validés et les qualifications seront terminées, nous auront donc la liste complète et définitive des concurrents au départ. Ensuite, le Village du Vendée Globe ouvrira officiellement le week end du 15 et 16 octobre 2016. L'occasion, jusqu'au départ, de voir de près les bateaux et pourquoi pas de rencontrer les skippers !
Comment être au courant de tout ?
Par Twitter ou Facebook pour les actus
En potassant les 30 pages de l'Avis de Course que je vous ai résumées ici
En guettant les articles sur le blog ou sur mon Twitter ou sur mon Facebook... on ne sait jamais !
Bon vent !

vendredi 19 août 2016

Mes adresses aux Sables d'Olonne

Où manger ?
Restaurant La Marée
19 quai Emmanuel Garnier
85100 Les Sables d'Olonne
Testé et retesté par nos soins, nous sommes assez férus de ce petit restaurant qui, parmi l'alignement de tous ceux qui se présentent à vous sur le port, a le mérite d'avoir été validé par nos estomacs. Loin de l'usine touristique ou du raffiné trop cher, le décor chaleureux et plein de clins d'oeil, le service détendu mais attentionné et une carte variée auront de quoi vous séduire. Les moules baignent dans des sauces savoureuses, les poissons frais sont un régal et les desserts une folie totale. 

Où faire le goûter ? 
Le temps d'une pause
49 bis promenade Clémenceau
85100 Les Sables d'Olonne
Cette adresse face à l'océan me rend tellement dingue que j'y fais même des goûters tard le soir. Nous avons comparé avec les cafés du voisinage, rien à voir. C'est moins cher, plus gros et meilleur, pourquoi aller ailleurs ? Je ne saurais que trop vous recommander les glaces qui, comme disent les jeunes, sont une véritable tuerie. Et que dire des crêpes ? Elles sont à tomber par terre. Mon péché mignon ? La crêpe moelleuse et aromatisée (au rhum ?), avec du VRAI chocolat chaud, de la banane et de la chantilly inqualifiable.  Le soir, c'est le moment de venir prendre un "petit" dessert face au coucher de soleil, sur l'une des tables éclairées par de jolies lampes... qui changent de couleur !

Où faire des achats ? 
Comptoir de la mer
Quai Cabaude
85100 Les Sables d'Olonne
http://www.comptoirdelamervendee.fr
C'est MON adresse des jours de pluie. J'en viens même à pester lorsqu'il fait trop beau. On y trouve de tout : de tout l'attirail du bon pêcheur aux vêtements de haute qualité en passant par la gastronomie et, ma partie préférée du magasin... la maison ! Vaisselle, linge de table, déco.... La caverne d'Ali Baba !

Boutique Vendée Globe
9 quai Ernest Franqueville
et
1 place Maréchal Foch (le Remblai)
85100 Les Sables d'Olonne
http://store.vendeeglobe.org
Le Vendée Globe, cette célèbrissime course autour du monde (que je vous présenterai dans un prochain article) étant l'événement majeur de l'automne 2016 puisqu'on assistera au départ de la 8ème édition, il est impensable de ne pas aller faire un tour dans l'une des deux boutiques officielles. La ligne de vêtements y est d'excellente qualité, chic, élégante et pour toute la famille. De quoi frimer pour le reste de l'année. Si vous avez le porte-monnaie suffisamment rempli, vous pourrez même vous offrir, pour la modique somme de 200 euros, un sac cabas fabriqué avec les voiles du bateau de l'un des anciens vainqueurs. 

Où faire un tour de manège ?
Essentiel quand on a des enfants. Étant donné que les récompenses doivent être données avec parcimonie et de manière ponctuelle, autant choisir le meilleur. Le plus beau de tous les manèges, celui dans lequel les adultes aussi rêvent de s'envoler, se trouve au bout du remblai, à côté du Centre des Congrès les Atlantes. Le soir, c'est féérique. 

















Quelle boulangerie choisir ? 
Au moulin gourmand
22 avenue Charles de Gaulle
85340 Olonne sur mer
Ce n'est pas parce qu'on est en vacances qu'il faut négliger le choix du pain ! Pas question ! Notre boulangerie se trouve à l'écart du centre-ville, à Olonne sur mer, mais elle vaut le détour. Pour la voiture de collection qui se trouve dans le magasin, pour les pains croustillants et parfumés, pour le célèbre et inqualifiable préfou, pour les pâtisseries succulentes. Faites des provisions avant de quitter la région ! S'il y a UN souvenir à rapporter, c'est un boulot !


mercredi 17 août 2016

Visiter les Sables d'Olonne en lisant

Vous voulez visiter les Sables d'Olonne sans en perdre une miette ? J'ai ce qu'il vous faut ! Un charmant petit guide que j'ai déniché au Centre Culturel Leclerc d'Olonne sur Mer (ma deuxième maison). Sans savoir vraiment de quoi il s'agissait, je l'ai trouvé bien illustré, attractif et j'ai aperçu pas mal d'itinéraires à explorer. Ensuite, j'ai vu qu'il s'agissait en fait du travail de deux établissements scolaires réunis, notamment le lycée Sainte Marie du Port. Et c'est là que ça devient intéressant, puisque ce sont les jeunes qui présentent les quartiers qu'ils affectionnent, les petites anecdotes qu'ils aiment ou qu'on leur a transmises au sein de la famille. Le livre nous propose 6 promenades et chacune d'entre elles prend une forme particulière. Le récit d'un aïeul marin qui se souvient d'une tempête mémorable et nous fait parcourir les ruelles du port à la plage ; une balade basée sur des devinettes nous fait découvrir des détails rarement observés ; un autre itinéraire nous emmène à la rencontre des femmes qui ont marqué l'histoire des Sables d'Olonne ; et ainsi de suite. Une manière ludique et passionnante de découvrir ou redécouvrir la ville, ses différents quartiers, les villas du front de mer et des endroits moins fréquentés par les touristes. Des petits aux plus grands, des novices aux habitants, tout le monde s'y retrouve. Un ouvrage vraiment réussi, grâce auquel j'ai appris une foule de choses. Comme par exemple que la rue de l'Enfer est, figurez-vous, la plus étroite... du monde ! Un bon test pour vérifier qu'on a toujours la ligne. Ou encore le fait que si beaucoup de maisons comportent un entresol, c'est tout simplement parce que les habitants avaient coutume d'y vivre pendant la saison touristique, de manière à louer le reste de la demeure aux vacanciers. Incroyable, non ? Tous les amoureux des Sables seront séduits par cet ouvrage qui en a déjà conquis plus d'un. Un autre guide consacré à La Chaume est en préparation. Je l'attends avec impatience !







mardi 16 août 2016

La Chaume, berceau de la cité

Sortont un peu des sentiers battus, c'est-à-dire, allons ailleurs qu'à la plage, et perdons-nous dans les rues de La Chaume, paraît-il, "berceau de la cité" des Sables d'Olonne, le quartier le plus ancien de la ville. Des Sables, pour s'y rendre, on peut faire le chemin à pied en passant par port Olona, mais c'est un tout petit peu long, surtout quand il fait chaud. Mieux vaut donc prendre le "passeur", ce petit bac qui va d'une rive à une autre en quelques minutes seulement et dont le trajet ne coûte que 1,10 euros. Pour les habitués ou les compulsifs, il existe des cartes illimitées pour le mois ou des cartes de 10 passages à 8 euros, ce qui représente une petite économie non négligeable. Le passeur vous dépose non loin de la mairie annexe de La Chaume. C'est le début de votre promenade. A partir de là, pas de trajet prédéfini sinon la seule ambition de se perdre. Quoi de mieux pour découvrir cette cité de pêcheurs que de flâner au hasard à travers son dédale de ruelles et de petits passages ombragés ? On y découvre une série de maisons basses très semblables qui correspondaient à celles qu'occupaient les familles de pêcheurs. Sans aucune vue sur la mer, ce qui leur permettait d'oublier pour un temps la dureté du travail sur l'océan et de se protéger des tempêtes. Aujourd'hui, d'autres se sont volontairement installés en haut de l'une des rues qui remontent du chenal pour, depuis leur baie vitrée, avoir une vue plongeante sur l'eau. On peut facilement passer deux heures à déambuler dans les petites rues, à admirer les façades, à se faufiler entre les maisons, à se mettre sur la pointe des pieds pour deviner les jardinets, à laisser traîner une oreille pour épier discrètement la vie du quartier. Les touristes sont tous à la plage, c'est le moment de voir de l'authentique. Des hommes qui discutent à une table du vieux café ; une dame qui fait tourner dans la rue son petit lave-linge à l'ancienne. Et le silence.  






Il y a beaucoup de choses à voir à La Chaume : les anciennes conserveries ; la Tour Arundel, l'ancien phare rendu invisible par les immeubles récemment construit et  remplacé en 1968 par le phare moderne de l'Armandèche ; le fort Saint Nicolas ; sans oublier la plage de la Paracou. Ou tout simplement rester là, sur le chenal, à regarder passer les énormes bateaux qui voguent vers Port Olona. Ce quartier est à voir et à revoir sans modération. Pourquoi pas vous offrir un tour de grande roue, histoire de voir la Chaume depuis le haut ? 



mercredi 10 août 2016

Regards croisés sur l'adolescence

Marcel Rufo, Marie Choquet, Regards croisés sur l'adolescence, son évolution, sa diversité, 2007.
Bon, Marcel Rufo, c'est le pape de la pédopsychiatrie, tout le monde le sait. C'est l'une de mes idoles, vous ne le savez peut-être pas. Dans mon panthéon, il y a Stephan Eicher, Lassana Diarra et Marcel Rufo. On a les idoles qu'on peut. Toujours est-il que lorsque j'ai débusqué ce bouquin parmi les centaines d'autres qui s'entassent en haut de mon escalier, héritage des anciens propriétaires, je n'ai même pas hésité une seconde devant ses 400 et quelques pages : ni une, ni deux, je l'ai embarqué à la plage. Je travaille avec des ados, j'ai quelques convictions et pas mal d'incertitudes, il fallait que Marcel m'éclaircisse tout ça. 
Pour cet ouvrage, il a fait équipe avec Marie Choquet, épidémiologiste qui a beaucoup travaillé sur l'adolescence. Le livre est une sorte de discussion entre leurs deux expériences croisées. Leurs connaissances et leur vision de la situation mises en perspective permettent d'offrir un panorama très complet de l'adolescent, cet être encore mystérieux et méconnu. Surtout, on apprend que rien n'est tout noir ou tout blanc et qu'une seule cause ne peut être responsable du malaise. Au contraire, on se rend compte à travers les cas concrets exposés et grâce aux chiffres des enquêtes menées à travers la population adolescente que les paramètres à prendre en compte sont multiples : consommation de drogues, violence, situation familiale et scolaire, déception amoureuse, relationnel, amitié, physique, activités sportives, tout peut entrer en jeu dans le fait qu'un ado aille bien ou mal. Fini les clichés ! Ce que j'ai apprécié, c'est que Rufo et Choquet remettent les choses à leur place. Oui, les profs font ce qu'ils peuvent ; oui, les parents ont tort de leur reprocher ce qu'ils ne sont pas capables d'inculquer eux-mêmes à leurs enfants. J'ai pu recouper une foule passionnante d'informations et conforter mon idée selon laquelle le sujet est complexe, l'adolescent est sensible et mérite d'être écouté. Ce qui nous semble parfois un petit détail, une phrase ou un fait de rien du tout peut marquer un adolescent à vie et affecter son chemin qui est loin d'être une autoroute ! Quant aux difficultés majeures, maladie, violences subies, échecs, ce sont autant de séismes trop souvent minimisés. J'ai dévoré ce livre sur la plage. Je l'ai ramené plein de sable et avec le sentiment d'avoir pas mal avancé sur le sujet.

mardi 9 août 2016

Petit itinéraire touristique vers la Tranche sur mer

Aujourd'hui, je vous propose un itinéraire touristique aux petits oignons. 
Laissons les Sables d'Olonne pour une journée et suivons en voiture le front de mer. Passons aux abords de la plage du Tanchet et arrêtons-nous un instant à marée haute au Puits d'Enfer, cette bouche de rocher qui crache de l'écume lorsque l'océan vient s'y engouffrer. Ensuite, reprenons la route qui serpente jusqu'à la superbe baie de Cayola, dont le nom évoque le soleil, le chic et le luxe. Restaurant étoilé à proximité. Filons maintenant jusqu'au petit écrin de Port Bourgenay, charmant port de plaisance où il fait bon flâner. 


 Puis, entrons dans les terres en direction de Talmont Saint Hilaire, où nous réserverons la visite du musée de l'automobile pour les jours de pluie. Traversons la campagne, le joli village de Jard sur mer et remarquons, dans le bourg suivant, la maison de Clémenceau, à Saint Vincent sur Jard. Nous n'avons pas une minute à perdre ! Finalement, garons la voiture et rendons nous directement vers l'océan à La Tranche sur mer.
Nous sommes au sud de la Vendée, dans ce qui est communément considéré comme l'une des Mecque des sports de glisse aquatique. Voile, surf, il y en a pour tous les goûts. Face à nous, au bout du ponton, plissons les yeux pour apercevoir l'île de Ré allongée sur l'océan avec, à une extrémité, le célèbre pont et, à l'autre, les deux silhouettes alignées du phare des Baleines et du vieux phare. Rêvons un instant à de jolis souvenirs d'hiver et dirigeons nous vers le centre-ville. Maisons basses et blanches, ruelles étroites et paisibles, rues piétonnes aux allures de caverne d'Ali Baba avec leurs centaines de magasins tous plus séduisants les uns que les autres...

Ici, asseyons nous pour déjeuner et choisissons un hôtel restaurant du centre, simple, familial, tout ce qu'il y a de plus réjouissant pour le repos des jambes et de l'estomac. 
Hôtel de l'Atlantique
Avenue de la plage / Rue de la Bastille
85 360 La Tranche sur Mer
Une fois rassasiés de melon à la Trouspinette et de délicieux desserts maison, promenons nous à travers les villas qui rivalisent de grandeur et de beauté, et terminons cette journée sur la plage, comme une évidence. Il est déjà temps de rentrer aux Sables d'Olonne. En chemin, pourquoi ne pas nous arrêter voir où en sont les travaux de rénovation de l'abbaye Saint Jean d'Orbestier, au Château d'Olonne ?