dimanche 23 avril 2017

Road trip au cœur du Nord. Dans l'enfer des pavés.

Nous commençons le parcours sur la ligne d'arrivée, au vieux Vélodrome de Roubaix, celle-là même que quelques jours plus tôt le vainqueur de l'une des courses les plus dures au monde avait franchi en héros. On aime le sport où on ne l'aime pas, on les critique ou on les admire, ces sportifs ont comme on dit la foi de s'aventurer pendant de si long kilomètres sur les pavés de ce qui s'apparente plus à une torture qu'à une épreuve sportive. Combien de légendes se sont vautrées sur ces cailloux mal nivelés, combien de roues crevées et de cyclistes tout autant ? Mythique. Aujourd'hui, le vieux Vélodrome accueille l'équipe de rugby locale mais aussi les joggeurs matinaux, les touristes venus fouler le rêve du pied. Au moment où nous nous y trouvons, des jeunes y installent des canapés et des palettes, de quoi armer une sacrée fête. Un lieu ouvert et vivant. Non loin de là, on peut voir le nouveau Vélodrome, le "Stab", du nom de Jean Stablinski, régional de l'étape et à l'histoire caractéristique de la région : fils de polonais, cycliste mais également ouvrier à la zinguerie et mineur à ses heures. Comment ne pas le mettre sur un piédestal alors ? 




Ensuite, on remonte la dernière portion du parcours sur laquelle on a scellé des pierres gravées du nom de chacun des vainqueurs depuis 1896 et on s'extasie. Lui ! Et lui ! Et celui-là ! Certains patronymes résonnent plus que d'autres mais on les respecte tous, évidemment. Pour ne pas passer à côté, on visite la ville, aussi. Les abords nous accueillent avec de jolies maisons de briques alignées et fleuries. Certaines rues du centre sont à oublier, mais pour qui est passionné de patrimoine industriel, Roubaix, c'est le pied. Comme le dit si bien Elise, oubliez vos préjugés et foncez vers le Nord, c'est tout le contraire de la région figée dans son passé que vous imaginez ! 


A une trentaine de minutes de Roubaix et pour boucler la boucle, nous nous retrouvons au départ de la célèbre "trouée d'Arenberg", cette portion pavée complètement destroy de Paris-Roubaix. On y trouve une stèle à la mémoire de Jean Stablinski, des promeneurs, une magnifique forêt, des cyclistes du dimanche mais qui roulent à côté des pavés, faut pas pousser quand même. On est dans le saint des saints. Amateurs de cyclisme ou pas, c'est un endroit où il faut se rendre : 1. parce que c'est mythique, 2. parce que c'est une très belle région, 3. parce que je vous le dis ! 

jeudi 20 avril 2017

Road trip au coeur du Nord. Zoom sur les caps.

Une journée dans le Nord, c'est la grisaille qui, par l'effet du vent féroce, se dissipe soudain pour vous offrir un soleil éblouissant. C'est le sombre qui devient lumière. Le tout et le rien, plusieurs saisons en une seule journée. Au-milieu de notre longue journée qui nous a vus faire halte dans toutes les villes et villages qui nous semblaient valoir le détour, sous les nuages et bousculés par Eole, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec Hélios. Cap sur la côte. Astre accueillant notre visite. Plein feux sur le clou du spectacle. 
Le Cap Gris Nez
Le plus au sud des deux caps offre une belle balade sur plusieurs belvédères depuis lesquels on a une vue différente, notamment sur le Cap Blanc Nez. Pour y accéder, une petite route de montagne serpente entre les collines. Qui a dit que le nord était un plat pays ? Le paysage, façonné par les agriculteurs, est sublime. L'Angleterre est juste en face et l'on se prend à envier les moutons qui broutent tranquillement avec ce panorama là à longueur d'année. Le Cap Gris Nez, c'est aussi le site du CROSS (le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage maritimes). Bien évidemment, l'ancien phare ne se visite pas puisque l'endroit est ultra sécurisé. Le cap suivant nous appelle...





Le Cap Blanc Nez 
Le vent nous attrape au sortir de la voiture. C'est tout juste si la portière ne nous échappe pas des mains pour s'envoler dans les airs. Qu'importe, c'est l'apothéose et nous n'aurions manqué cela pour rien au monde. C'est le genre d'endroit dont on dit qu'il faut s'y rendre au moins une fois dans sa vie. Pour nous, c'est fait. Tout y est impressionnant. Les rochers qui forment des "œufs de dinosaures" sur la plage, cette falaise interminable, l'obélisque qui joue avec le soleil à faire des taches de lumière sur la mer. Le site est protégé et on serait bien prêt à payer quelques euros de parking pour contribuer à sa protection et à la perpétuation de cette si belle mise en valeur. Les nuages reprennent le dessus. Rideau sur le spectacle. 


mercredi 19 avril 2017

Road trip au cœur du Nord. Du Touquet à Calais.

Le Touquet
Immensité de sable, chevaux qui courent sur la plage, chars à voile qui font la course avec le vent. Paysage magique qui nous capte et nous hypnotise pour un temps. Ensuite, aller voir la mer. La mer à perte de vue, si loin qu'on semble ne jamais pouvoir l'atteindre. Rester là. Juste admirer. Rêver éveillé. Puis avoir froid et revenir sur ses pas vers le centre, vers l'Hôtel de Ville et l'église de style anglais, massif, briques sombres, mégalo mais qui s'accorde bien avec les maisons. "Attends maman, je vais prendre le château en photo !". Ce que le petit garçon appelle château n'est qu'une maison parmi tant d'autres. La démesure devient banale. Le Westminster, les belles demeures dans la forêt. Étalage de richesse. 





Hardelot
Mignonne petite rue commerçante mais horribles immeubles sur le front de mer. Un conseil, regarder vers le large ou vers l'intérieur et ses jolies maisons typiques. Pousser ses pas à l'extérieur de la ville, franchir la forêt et découvrir le château néo-gothique. 


Equihen plage
Petite ville que ne signale pas le guide touristique. Petite ville par laquelle on passe au hasard, au cas-où. Découverte. Magie de ces rues qui montent et qui descendent, font du toboggan sur la falaise verdoyante et dorée. On se croirait dans un village du nord, du nord, du nord de l'Europe, un village de conte de fée dont chaque habitation possède une vue imprenable sur l'horizon gris bleu. Un endroit de rêve, un écrin où l'on pourrait vivre sans jamais se lasser. 

Le Portel
Sur le quai, les vagues font la course. C'est à celle qui montera le plus haut. Elles tapent comme pour impressionner le passant, passant qui avance avec hésitation, attiré malgré lui par le vide et la force de la nature qui lui fait face. Le vent, encore et toujours. Moment de grâce. 

Boulogne sur mer
Après les villages et petites villes, arriver dans la grande cité. Vue du haut, c'est une énorme ville qui s'étale sur plusieurs étages. "Premier port de pêche français", se vante l'affiche. Aller plutôt dans la ville haute, fortifiée. Se promener un instant sur les remparts et dans le joli centre historique. Admirer le Palais de Justice, la Mairie, le Beffroi, la basilique à l'intérieur grandiloquent avec ses colonnes, ses fresques, sa coupole et sa Vierge sur son bateau. Se diriger vers le château. Il est temps de repartir. En redescendant, passer par la ville moderne et ses innombrables magasins, son port de plaisance. S'y plaire. Au revoir et à bientôt. 


Wimereux
Élégance de la promenade sur le front de mer. Maisons distinguées. Joli endroit. Chapeau bas. 


Ambleteuse, Audreselles
Série de jolies petites villes comme un collier de perles au sein duquel même Sangatte a sa place, malgré sa réputation et l'ombre qui plane sur son nom. Itinéraire qui permet de jeter au vent tous ses préjugés et d'ouvrir des yeux émerveillés sur quelque chose de nouveau, de beau. 

Calais
Fin du parcours de cette journée riche en cartes postales que l'on se regardera mentalement encore longtemps. Calais, du moderne à l'ancien, de l'ancien au moderne. Les bourgeois qui chorégraphient leur sacrifice et derrière eux la majesté illuminée de l'Hôtel de Ville qui illustre la grandeur de la cité de la dentelle. 


Aller dormir, enfin, les paupières fermées sur des centaines de photographies. De brefs clins d'œil, trop brefs instants que la nuit, en songe, on élargit à l'infini.  

lundi 17 avril 2017

Road trip au cœur du Nord. De Paris à Etaples.

Partir. Prendre le large. 
Quitter les portes de la capitale et les sans-abri dans les tentes aux abords des parcs, les cités monumentales, assemblages Légo de tours et de barres de béton, cages à lapins infâmes. Écouter fort dans la voiture Passi lâcher ses rimes, ses assonances et ses trouvailles, se prendre les vérités poétisées, politisées en pleine figure. 
Couper le son, soudain. 
Le silence, plus adéquat avec le paysage. Être entouré de vert, du jaune d'or des champs de colza. Croire à une infinitude plate et se retrouver dans une merveilleuse succession de collines. Voir la superbe cathédrale d'Amiens de loin, se promettre de la voir de près un jour. Passer son chemin. 
Entrer en extase, soleil couchant illuminant la magnifique vallée de la Somme. Se pencher en haut des viaducs pour mieux envelopper du regard les forêt, les collines, les rivières, les étangs et les villages. Se taire. Dire que c'est beau. Se taire. C'est beau. 
En avoir assez, vouloir arriver. Accélérer. Se mettre sur la pointe des yeux pour tenter de deviner la mer. Vingt mètres d'altitude. La chute et l'apothéose à portée d'asphalte. Etaples. 

dimanche 16 avril 2017

Je rêve du Nord (encore)

Je rentre du Nord. Je rentre juste d'un road trip tout en haut de la France que je vous raconterai dans une série d'articles. Ce soir, je vous dis juste que ma tête y est encore. Et que j'en rapporte une liste de souvenirs impérissables : 
- des embruns revigorants
- du vent à décoiffer les soucis
- un ciel immense 
- des plages interminables
- des villes magnifiques
- des paysages sublimes
- une histoire ancrée dans la terre et dans les coeurs
- des gens charmants
- et plein d'autres choses encore
Mes yeux regardent encore là-bas, vers l'horizon, vers les montagnes noires des terrils. 
Mes oreilles résonnent encore du chant des supporters. 
Mes papilles se rappellent encore avec délectation des jolis plats que j'ai goûtés. 
Mon coeur est encore là-bas. 
Oui, en partant, j'avais les pupilles humides. Oui, aujourd'hui plus encore qu'hier, je rêve du Nord. Encore. Et pour longtemps. Jusqu'au prochain départ. 




dimanche 9 avril 2017

Je rêve du Nord

De ce qu'on m'avait dit du Nord, peu de belles choses, peu de compliments, peu d'admiration. La pluie et le vent, le brouillard et le froid. La boue partout et le gris. Des gens tristes, pauvres, peu loquaces. L'alcoolisme, le trafic, les clandestins cachés dans les camions, la crasse, la saleté, le manque d'hygiène et de fierté. Le chômage, la laideur, les terrils, les corons, l'abandon, le néant. Une région glauque, repoussante, sans intérêt. Une région à fuir. Voilà le portrait du Nord que l'on m'avait fait. Adolescente, je rêvais de palmiers, de ciels d'azur et de Méditerranée. Avec tant de contraste imprimé dans mes synapses, il n'y avait aucune chance pour que le Nord figure dans la liste de mes fantasmes. 
Quelques voix dissonantes, un esprit critique qui s'est développé avec le temps, la curiosité, le goût de l'ailleurs ont fait que les fantômes enfantins se sont dissipés. J'ai eu soudain envie de Nord. J'ai eu envie de me replonger dans le monde des mineurs, d'aller vérifier si en France comme en Bolivie la fierté est la même. J'ai eu envie de voir des plages, des côtes, des caps, des falaises, des ports, la mer, le grand large à portée de main. J'ai eu envie de voir Lille, d'aller me fondre dans la foule sang et or du stade de Lens, si réputé pour son public, de voir de Calais autre chose que ce qu'on en dit, de fouler les pavés assassins de Paris Roubaix, de lever la tête vers des beffrois, de rencontrer des gens que l'on dit si accueillants. le soleil qu'ils n'ont pas dehors, le bleu qu'ils ont dans les yeux, ce bleu et ce soleil que je connais déjà si bien. 



Dans 48 heures je serai là haut, tout là-haut, en haut de la France. En face, ce sera l'Angleterre. Tout près, la Belgique. Et partout autour de moi, des milliers de choses à découvrir, des paysages, des villes, des gens. Le cauchemar que l'on avait infligé à mon imagination s'est évaporé pour se transformer en rêve. Aujourd'hui, je rêve du Nord. 
(merci à Sylvie pour les superbes photos de Boulogne et d'Hardelot... j'espère en faire d'aussi belles !)

mardi 28 mars 2017

Pirates et corsaires

Armel de Wismes, Pirates et corsaires, 1999.
Oyez oyez, chers lecteurs, attention les yeux, il va y avoir du sang ! Lames d'acier, pavillons noirs et têtes cassées, les pirates et les corsaires s'invitent dans votre salon ! Qui n'a jamais entendu parler de Barberousse et d'autres noms illustres à faire frémir dans les chaumières ? Alors, attention, il y  a une distinction ! Le vocabulaire est vaste : pirates sans foi ni loi, corsaires armés de lettres de marques et pillant au service d'un roi, flibustiers, boucaniers, forbans (pas le groupe de musique), le livre nous explique et nous détaille absolument tout sur chacun des termes, sa signification exacte et son emploi. Un véritable cours de linguistique. Ce qui les réunit est cependant très simple : ce sont des barbares. Le plus étonnant est que certains navigateurs bien sous tout rapport finissent eux aussi par s'engager dans la flibuste, soit par accident, soit par dépit, soit par soif de richesses. C'est la plupart du temps une décision sans retour. Même si, il faut le dire, certains corsaires à la cruauté sans limites ont terminé leur existence bien sagement, protégés qu'ils étaient par la reine d'Angleterre ou le roi de France qui les avaient mandatés. Le plus étonnant est que les grands empires, avant de montrer une détermination à en finir avec la piraterie, inventent ensemble des conventions, des règles à ces entreprises sauvages. Si l'on insiste beaucoup sur ce terme de cruauté, c'est que les pirates, corsaires et autres comparses sont totalement dénués d'humanité. Ils brisent des têtes, jettent des hommes à la mer, torturent, battent sans relâche, découpent en morceaux, jouent du sabre et de la machette, violent, se vengent, assassinent. Et ce depuis des temps immémoriaux. L'auteur nous en apprend long sur l'origine antique de la piraterie, son développement au Moyen Age et sa persistance à travers les époques. Aujourd'hui encore, on prononce encore le mot "pirate" dans certaines mers tropicales. Le livre est à la fois passionnant et effrayant, de quoi ravir les historiens, les aventuriers refoulés ainsi que les esprits curieux d'aller à la source du mal... 

dimanche 26 mars 2017

L'aquarium des Sables d'Olonne

Bon, je ne vais pas vous la jouer "que faire quand il pleut aux Sables d'Olonne hors saison", je ne suis pas une si grande aventurière. Parce qu'en réalité, hors saison, il n'y a pas grand chose d'ouvert. Si j'avais été courageuse, j'aurais testé pour vous :
- la maison de Clémenceau à Saint Vincent sur Jard...
- le musée Automobile de Vendée à Talmont Saint Hilaire...
- le célébrissime Museum du Coquillage des Sables d'Olonne...
Mais à la compagnie des hommes d'état, aux carrosseries rutilantes ou aux centaines d'étagères de coquillages immobiles, nous avons préféré la compagnie des poissons. Allez savoir pourquoi... ! 
Nous en sommes à notre troisième aquarium et avons de quoi comparer. Notre référence reste celui de La Rochelle, par sa taille et par sa richesse. Une sorte de summum de l'aquarium. Ensuite, nous avons rencontré celui de Malaga et il a fallu se contenter de moins, même s'il avait aussi ses charmes. Visite du 7ème Continent aux Sables, donc !
Tout commence par une installation qui détaille le temps énorme que met chaque objet à se bio dégrader ou pas, histoire d'ouvrir les yeux des petits et des grands sur les dégâts que l'action humaine cause dans les fonds sous-marins. Ensuite, le parcours se poursuit selon des espaces géographiques précis et le jeu consiste à repérer dans les aquariums les poissons qui s'affichent sur les écrans. Moderne. Il y a tout ce qu'il faut : des requins, des espèces tropicales multicolores, des étoiles de mer, des poissons qu'on aimerait bien avoir dans son assiette même si c'est mal de le dire, des avec des sales têtes, des élégants, des cachés, des sympas, des rigolos, on s'amuse toujours comme des petits fous dans les aquariums, nous ! Les petits plus :
- un bassin où on peut, après s'être désinfecté les mains, caresser les poissons
- pas mal de petits aquariums où on peut voir des bébés poissons et même des oeufs, ainsi que des explications sur la reproduction et la protection des espèces
- une dernière salle qui nous plonge dans l'obscurité des abysses et nous fait conclure la visite en compagnie de méduses phosphorescentes, et ça, c'est la classe
13,80 euros pour les adultes, ça vaut son prix. 






jeudi 23 mars 2017

Où dormir chic aux Sables d'Olonne

Tout commence par un malentendu. Au départ, nous devions dormir dans un hôtel du centre-ville que nous avions réservé par internet. Seulement, une fois sur place, notre déconvenue a été grande de comprendre qu'aucune chambre ne nous avait été attribuée, l'ordinateur n'ayant pas voulu prendre en compte notre réservation. Coups de téléphones, pas de panique, le gérant de l'hôtel, très aimable, nous oriente immédiatement vers un collègue qui nous prendra en charge. Marché conclu. Nous sommes sauvés... et surclassés. Nous voici donc non loin du Tanchet, de l'autre côté des Sables d'Olonne,  à l'hôtel Les Roches Noires qui fait face à la mer. Nous n'avons pas pour habitude de passer nos nuits dans des taudis (sauf peut-être une fois, près de Bastille à Paris... les images internet ne sont parfois pas contractuelles...), mais cette fois c'est quand même le grand luxe ! La chambre, son bureau, ses fauteuils, quelle élégance ! Et la salle de bain avec baignoire, je ne vous dis pas ! Quant à la salle du petit déjeuner et sa vue imprenable sur l'océan et le ciel infinis, nous n'en demandions pas tant...

Le lendemain matin, il a cependant fallu se résoudre à abandonner ce palace pour poser nos valises dans notre hôtel d'origine. Nous avions un peu peur d'être déçus, du coup. Décidément, nos petits malheurs avec internet avaient du bon : nous voilà encore une fois surclassés ! De prime abord, l'hôtel Arc En Ciel est assez... disons... rose. Mignon. Un peu osé ? Oui, bon, la naïade plutôt nue peinte sur le mur de la chambre, les couloirs décorés... passons. On ne viendrait peut-être pas avec des enfants. Par contre, si vous êtes amoureux, c'est l'idéal ! Les chambres à la déco romantique (un peu kitsch ?), la vue sur la mer, le SPA, la terrasse avec le bain bouillonnant, les massages. On n'a pas tout essayé, mais si c'est votre truc, c'est une très bonne adresse ! Nous, ce qu'on a préféré, c'est la salle à manger XIXème, avec ses peintures, son plafond, ses lustres, son piano (qui joue tout seul). On s'y croirait !