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vendredi 16 mars 2018

10 endroits superbes pour pique-niquer

Les beaux jours arrivent et avec eux le soleil qui donne une furieuse envie d'aller se mettre le nez au vent. S'asseoir sur l'herbe encore un peu fraîche, s'allonger sur une couverture et regarder le ciel, pique niquer dans des paysages sublimes et dépaysants, voilà ce dont nous avons tous besoin ! C'est pourquoi nous vous proposons ici 10 endroits merveilleux pour déguster vos salades et vos sandwiches, pas très loin de chez vous. Car oui, en France aussi, le panorama peut vous couper le souffle...
Le pays des mille étangs, pays de mon enfance, terres sauvages et solitaires où l'on peut marcher pendant des heures sans croiser... personne, si ce n'est une foule d'oiseaux de toutes sortes. Pour les amateurs d'ornithologie, c'est un paradis. C'est là que font halte les grues cendrées lors de leurs grandes migrations printanières et automnales. Observer, écouter, rester immobile et ne penser à rien. La Brenne est l'endroit idéal pour se ressourcer...
La Corrèze
Aaahh, la Corrèze ! Ses collines verdoyantes ondulant sous le vent, ses troupeaux de vaches paisibles paissant dans les prés de velours, ses ciels incomparables. Là encore, un endroit fabuleux pour qui veut rompre avec l'agitation citadine et se retrouver, seul avec soi-même, en communion avec la nature...
Les îles du Frioul
Marseille, la côte, cela a beau être beau, c'est couru, surpeuplé, surfait. Alors que les îles, le Frioul, voilà une destination qui fait rêver ! Prendre le bateau, traverser, débarquer en aventurier, en découvreur de nouvelle terre. En hiver, hors saison, on peut randonner sans être dérangé, se gaver d'horizon, hésiter un peu, faire l'enfant gâté et finalement choisir une petite plage abritée du mistral pour s'installer. Le temps d'un déjeuner... autant dire, d'une éternité...
Le barrage de la Gittaz
C'est un cadeau que je vous fais là. Parce que c'est mon endroit, mon chez moi, le lieu où toutes les cellules de mon corps se remettent en place, l'endroit où je voudrais qu'on disperse mes cendres (seulement la moitié, poursuivez la lecture). Nous sommes en Savoie, terre de montagnes fascinantes et de torrents tumultueux, de barrages titanesques et de villages pittoresques. Seulement ici, il s'agit d'un petit barrage, à taille humaine, tout en discrétion. Un endroit peu prisé des touristes. Là, je grimpe un peu, pas trop. Je m'installe sur l'herbe, au bord du cours d'eau et je n'entends rien d'autre que les cloches des vaches, le sifflement des marmottes et le gazouillis du ruisseau. Besoin de rien de plus, tout est là. 

Le Jura. Belle région presque scandinave récemment découverte mais qui n'a rien à envier à d'autres paradis terrestres. Connue pour ses montagnes, elle possède parmi les plus beaux lacs de France, ne nous censurons pas : du Monde. Le lac d'Ilay est de ceux-là. Eaux turquoise, bruissement des feuilles, calme tellement absolu qu'on en a presque honte de se trouver là pendant que d'autres cherchent encore la beauté ailleurs...


Non loin des Sables d'Olonne, se trouve une plage qui n'a rien d'anodin. La Paracou n'est pas faite de sable fin. Elle n'est pas propice au planter de parasol ni à la baignade en toute sécurité. Et c'est là son charme. Elle est sauvage, unique, rocheuse, vivante. J'ai déjà vu des âmes sachant vivre sortir leur table et leurs chaises, leurs bouteilles et leurs mets préparés avec soin, et organiser un pique nique royal, au mépris du ciel aux intermittences de gris, au mépris des convenances. Un pur moment de bonheur. La Paracou, l'autre moitié de moi, le deuxième endroit sur cette planète où mes cendres pourraient être dispersées. Là, face à l'océan. 


Après l'effort, le réconfort. Escalader la dune n'est pas chose aisée. On s'enfonce dans un Sahara de sable, on trébuche, on râle, on peine. Mais le jeu en vaut la chandelle et, là-haut, l'impression de dominer le paysage est une sensation grisante. Pourquoi ne pas s'installer, s'imaginer ailleurs, très loin, ou peut-être ici, tout près ; méditer sur l'univers ou rouler tout en bas comme des gamins, et se goinfrer de bleu ? Beau programme...


Pour qui vit à Paris, le besoin d'évasion et d'oxygène peut devenir vital. Dans les Yvelines, les bords de Seine font voyager sans aller très loin, à quelques kilomètres en voiture ou en train. Recharger ses batteries est essentiel pour qui habite dans le tumulte de la grande ville. J'en connais, comme ça, qui sont passés par la case burn out et ont atterri là, entre les étangs et le fleuve. Et qui s'en sont remis. C'est cadeau. 

Les bords de Loire
La France ne serait pas si noble sans la Loire. En Touraine ou en Anjou, vous avez toutes les chances de pique niquer face à un château ou une cité royale, une cathédrale ou une ville musée. Il faut juste penser à traverser, parce que chaque rive est intéressante et possède son propre caractère. Regarder le fleuve s'écouler, millénaire, comme s'écoule le temps et la vie. Une méditation sensationnelle...
Le lac de Vallon
Nous revoilà dans les Alpes, cette fois en Haute Savoie. Au cœur du département se cache un lac d'émeraude, un repère de rêveurs, un asile pour les poètes, un joyau naturel. On en fait le tour en peu de temps, mais là n'est pas l'essentiel. Au-delà de la promenade, il faut s'arrêter, faire une pause, jusqu'à ne plus avoir envie de repartir, plus jamais. S'incruster dans le décor, jusqu'à en faire partie. Devenir une fourmi...

mercredi 31 août 2016

Chinon, entre histoire et modernité

Vous êtes au coeur de la Touraine. Promenez-vous dans les rues médiévales du centre-ville. Oubliez les voitures. Silence. Juste la pierre et vous. Grimpez les ruelles, toujours plus haut, vers le ciel. Ou prenez l'ascenseur, concession au moderne. 


Retrouvez-vous au pied de la forteresse au mille marches. Montez dans une tour, puis une autre. Attaquez-vous aux souterrains, multiples, labyrinthiques. Perdez-vous. Refaites le même chemin. Montez. Descendez. Soufflez. Montez. Descendez. Jusqu'à la plus haute tour. Jusqu'à dominer tout le paysage. Prenez-vous pour un prince. Ou pour Jeanne d'Arc. Chinon lui consacre un musée. Salle après salle, revoyez les images de l'Histoire. Dans la pénombre, sentez l'atmosphère. Imaginez-vous les oiseaux de la reine. Et puis, envahis par le IIIème millénaire, sur les écrans, partout, sortez. 



Refaites le chemin à l'envers. Reprenez contact avec la civilisation. Asseyez-vous à l'une des terrasses de la place. Sirotez du frais. Jetez un coup d'oeil à la Loire. Impassible. Elle file comme si de rien n'était. 

dimanche 12 juin 2016

Inondations de printemps

Allez, maintenant que tout le monde est au sec et qu'on peut enfin penser à l'été, voici quelques images des débordements. 
A Amboise :
plus possible de se balader au bord de l'eau...

Dans la vallée de l'Indre, en Touraine :
plus de parking, plus de camping, plus d'aire de jeux, plus que de l'eau



Dans le Berry, juste sous ma fenêtre et sous ma maison:


jeudi 9 juin 2016

Deuxième aperçu d'Amboise

Comme je vous le disais précédemment, je suis allée à Amboise pour encourager le Brass Berry lors d'un concours international (si vous ne l'avez pas déjà fait, il est encore temps d'aller visiter leur page). Je connaissais le château et ses jardins, vus quelques temps plus tôt, mais je ne m'étais jamais réellement promenée dans la ville d'Amboise. Juste la Loire, les belles demeures, les grandes artères et le centre. Cette fois, je me suis un peu éloignée des rues commerçantes pour aller jeter un coup d'œil dans les ruelles, aux grilles des jardins. J'y ai découvert des maisonnettes accueillantes, une rue peuplée d'habitants "originaux" (artistes ? marginaux ?), une vue panoramique et en hauteur sur toute la ville et même la Loire (qui avait largement débordé à la suite des inondations des dernières semaines) et un sentier qui mène jusqu'au Clos Lucé, demeure du grand Léonard de Vinci. J'ai aussi aperçu d'anciennes habitations troglodytiques et d'autres réaménagées en demeures de charme. Évidemment, murs blancs, touches de couleur, je pense à la Grèce et aux Cyclades, c'est inévitable. Comme quoi, pour alimenter le célèbre débat sur les blogs de voyages qui consiste à se demander si on doit changer chaque fois de destination, voir du nouveau sans cesse, ou bien, au contraire, retourner dans certains endroits pour les regarder autrement, approfondir, je peux dire que dans le cas présent, je suis bien contente d'être revenue à Amboise !







mardi 7 juin 2016

Amboise : en avant les Brass bands !

Déjà, qu'est-ce qu'un Brass band ? 
C'est un orchestre composé d'un nombre précis de musiciens et qui fait la part belle aux cuivres, accompagnés de percussions. 
D'où ça vient, le Brass band ? 
D'un film fondateur, "Les virtuoses", dans lequel les ouvriers d'une mine anglaise sont partagés entre la fermeture de leur entreprise et la survie de leur orchestre. 
Qu'est-ce qui s'est passé à Amboise ce week-end ? 
Le week-end dernier avait lieu dans la belle cité de Touraine le concours international de Brass bands. Au menu, des orchestres classés en plusieurs catégories, de la première à la quatrième division, s'affrontaient au cours de différentes épreuves (musique de marche, morceau avec soliste et pièce imposée) devant un jury de spécialistes. Les groupes venaient de France, des Pays-Bas et bien évidemment du Royaume Uni, berceau du genre. Chacun était venu avec ses supporters et le public était nombreux dans les rues d'Amboise pour écouter chacun leur tour les participants étaler leur virtuosité et leur dynamisme sur les podiums, au pied du château royal (ce qui est quand même assez classe, il faut l'avouer). 
Qui a gagné ? 
Chacun a reçu un prix : prix du soliste, prix du public et prix de sa catégorie. Le premier prix de la division "championship" (les as des as, la crème de la crème) a été remporté par l'ensemble anglais Flowers Brass Band, qui ont donné le soir dans un gymnase surchauffé un concert mémorable. 



Et les régionaux de l'étape ?
Une bande de supporters motivés étaient venus de Bourges pour encourager SON Brass band local, le Brass Berry, venu concourir dans la troisième division. Inutile de vous dire qu'ils ont eu le premier prix de leur catégorie, haut la main, et que ce n'est qu'une juste récompense de tout l'investissement et tout le travail fourni durant plus d'une année. Amboise, c'était pour eux un objectif, ils ont pensé Amboise, mangé Amboise et dormi Amboise pendant des mois, ils ne pouvaient que se surpasser et gagner !
Voici leur passage au théâtre devant le jury, à partir de 2:16:30 sur la vidéo suivante !

mercredi 27 avril 2016

Le mystère Agnès Sorel

Agnès Sorel est un mythe tout autant qu'un nom, un personnage qui a croisé le destin de grands hommes et qui a fait du sien quelque chose d'exceptionnel. Je me suis enfin plongée dans l'histoire de cette femme qui a non seulement été la favorite du roi, mais également sa conseillère et une unificatrice du royaume de France, une fondatrice de notre pays tel que nous le connaissons aujourd'hui.
J'avais dans ma bibliothèque un ouvrage que j'avais feuilleté (Pascal Dubrisay, Agnès Sorel, Dame de Coeur et de Beauté) mais pas encore lu dans le détail. C'est maintenant chose faite. J'y ai appris plein de choses sur Agnès et j'ai découvert que j'avais croisé son chemin plusieurs fois sans le savoir. D'abord, dans le Berry, où le roi Charles VII régnait à l'époque de leur rencontre, le nord du territoire étant occupé par les Anglais et ravagé par la guerre. La cathédrale de Bourges était en quelque sorte sa chapelle personnelle. Modeste, Charles ! Le Berry, c'est aussi le domaine du célèbre Jacques Coeur, l'Argentier du roi, le commerçant sans frontières qui a posé les bases des premiers échanges internationaux à grande envergure, et ce bien avant les grandes découvertes, et qui s'est fait bâtir un palais à l'échelle de sa puissance. Ami d'Agnès Sorel, Jacques Coeur sera accusé de l'avoir empoisonnée, sans doute à tort. La Dame de Beauté, du nom du château dont le roi, fou amoureux d'elle, lui avait fait cadeau et qui se situe non loin de celui de Vincennes (là aussi, lieu que j'ai souvent fréquenté), est en effet morte très jeune, volontairement ou involontairement empoisonnée, on y revient. Ensuite et surtout, l'endroit où les amants ont vécu les plus belles heures de leur histoire d'amour, c'est le château et la ville royale de Loches, en Touraine. Il y a bien longtemps, j'avais visité le château et son donjon et bien sûr entendu prononcer le nom d'Agnès Sorel, sans approfondir la question. Maintenant, je comprends la fascination que la belle dame suscite encore dans la région. Rien à voir avec la maîtresse passagère d'un roi frivole. Agnès a révolutionné la mode, cassé les règles et fait entrer la femme dans un rôle politique et social prépondérant. C'était loin d'être une écervelée. Elle était certes belle, mais également très intelligente, clairvoyante, et possédait un esprit aiguisé et aiguillé vers une seule direction : faire de la France un pays uni et puissant. Et malgré ses décolletés plongeants qui faisaient frémir la cour, d'envie ou de jalousie, c'était une femme très pieuse, soucieuse de son prochain. En résumé, Agnès était quasi parfaite. L'archétype de la femme moderne, quoi ! Comment alors ne pas l'admirer et comment ne pas se laisser captiver par les mystères qui l'entourent ?
Ici, des images de la belle ville de Loches:





Car c'est au moment de sa mort à Jumièges, en Normandie, que commence une enquête passionnante. D'abord sur le destin de sa dépouille : plusieurs fois changée de place, dont des cheveux et des dents lui ont été enlevés et que l'on s'est distribué comme de véritables reliques. Puis sur la cause précise de son décès. Empoisonnée au mercure, on le sait maintenant, depuis qu'en 2005 ses restes contenus dans l'urne funéraire ont été étudiés à la loupe par des scanners, des chercheurs et des médecins. En revanche, ce qu'on ignore encore, c'est si cet empoisonnement fut volontaire ou pas. A l'époque, plusieurs raisons auraient fait qu'Agnès se soit vue administrer d'importantes doses de mercure :
- elle était enceinte et allait accoucher (d'un enfant prématuré qui n'a pas survécu et dont on retrouve des ossements dans l'urne funéraire) et le mercure servait à et à faciliter l'enfantement,
- elle souffrait d'une maladie, caractérisée par la présence de vers plus ou moins longs (berk !) dans son appareil digestif, et dont seul le mercure pouvait calmer les douleurs 
Alors, mauvais traitements médicaux, surdose de mercure ou assassinat ? Le mystère plane encore, mais les raisons d'ourdir un complot contre elle étaient légion. Agnès était quand même la femme à détrôner, la reine sans couronne à laquelle le roi obéissait au doigt et à l'oeil ! Après la fin de ma lecture, je suis allée acheter pour deux euros et des poussières le replay de Secrets d'Histoire qui lui était dédié et j'ai revu le château de Loches, la cathédrale de Bourges et le palais Jacques Coeur. Après tout ça, je comprends mieux la fascination qu'exerce encore Agnès sur nos contemporains et je me sens moi-même convertie à cet élan d'admiration collectif pour la Dame de Beauté. 

lundi 15 février 2016

Le hockey est-il un sport familial ?

Nous aurions pu intituler cet article " Que faire à Courbevoie ?", ou encore "Mais qu'est-ce qu'on fout à Courbevoie ?". Nous ne sommes plus à Paris. Ici, plus de touristes, pas de folle animation dans les rues. Nous sommes dans une ville ultra bétonnée aux constructions serrées, et parcourons, sous la pluie, des quartiers qui alternent entre ghettos de riches sur-sécurisés et quelques immeubles bon marché mais pas trop disséminés ça et là. La vue, quand elle n'est pas bouchée par le bâtiment d'en face, donne sur les tours atypiques de La Défense. Ça a de la gueule, le soir, quand les milliers de fenêtres sont éclairées, et ça peut offrir un motif de balade quand vraiment on n'a rien d'autre à faire à Courbevoie...

Mais ça ne vaut pas un bon match de hockey sur glace. Une heure avant le match, les fidèles font déjà le pied de grue devant les portes de la patinoire. C'est le moment de mener l'enquête : le hockey est-il un sport familial ? D'un côté, oui, on peut le dire. En témoignent les petits loups déjà bien à l'aise sur des patins qui ouvrent le match par un tour de piste à toute allure. Les parents sont là pour les filmer et les prendre en photo. Peut-être ces gamins sont-ils les futures stars de demain ? En tout cas, il s'empressent ensuite de quitter leur équipement pour aller taper le poing des joueurs professionnels qui font maintenant leur entrée. Certains, assis derrière nous, on déjà tout l'attirail du supporter : maillots rouges à l'effigie des coqs de Courbevoie, trompes qui cassent bien les oreilles et cris d'injustice à chaque coup de sifflet de l'arbitre contre leur équipe. Entre chaque tiers temps, on mange sa pizza ou on joue au jeu du palet : réservé aux petits, il consiste à lancer le palet au plus près du centre de l'aire de jeu. Voilà pour le côté familial...
Malheureusement, ce n'est pas le seul aspect de cette soirée. Si les enfants restent encore courtois envers l'arbitre (quoique...), les supporters officiels ne sont pas complètement dénués de certains restes d'agressivité primaire quand la décision arbitrale leur déplaît. Le vocabulaire est fleuri et les huées fournies. Une ou deux bouteilles en plastique se sont même frayées un chemin jusqu'à la glace, jetées d'on ne sait où par des mains pas vraiment innocentes. Des mains qui ce soir n'ont pas servi à mettre sur la figure de ceux de la tribune d'à côté. Il faut dire que Courbevoie dominait assez largement l'équipe de Tours, l'honneur était donc sauf. Quand au match en lui-même, quel combat acharné ! Quel engagement ! Tous les coups sont à peu près permis, certaines fautes étant quand même sanctionnées par 2 minutes d'exclusion du jeu, ce qui est un moindre mal quand on sait les séquelles que peuvent laisser les coups de crosse, jeux dangereux et autres chutes violentes (voir à ce sujet un précédent article sur les commotions cérébrales dans le sport). On est bien loin du match amical Saint Gervais - Chamonix auquel nous avions assisté l'année dernière ! 
En résumé, pour répondre à notre question du jour, à savoir "Le hockey est-il un sport familial ?", nous dirons que oui et non. Un peu violent en gestes et en paroles pour des petits, pas forcément un bon exemple, à moins de débriefer chaque action et de ne pas trop prêter attention au vocabulaire des supporters. Par contre, un super sport, intense, complet, engagé, beau à regarder et hyper animé. Je suis évidemment totalement convertie ! 
Dernière remarque : la présence de trois patineuses un peu dénudées, tatouées, maquillées et déhanchées entre deux tiers temps. Une prochaine fois, nous nous demanderons donc si le hockey est un sport machiste.

jeudi 1 janvier 2015

Le premier jour de l'année donne le ton

Le premier jour de l'année, c'est comme le premier matin du monde. Il fait beau à Tours. Le ciel est bleu et le soleil est chaleureux. En marchant au bord de la Loire, on fait le bilan et on fait des projets. On se dit que cette année, on se soigne et on sort de chez soi. Qu'on sort de sa tanière, de son nid d'aigle et on va voir les gens. Qu'on se met quelques échéances pour avancer, qu'on réalise des mini-projets pour tenir le coup et se dire qu'on n'est pas statique. On se souhaite beaucoup d'amour et beaucoup d'art et on le partage. A minuit, on faisait des claquettes et on jouait de la guitare, on parlait théâtre et passion. A minuit une, on se serre fort dans les bras, on se dit qu'on s'aime et qu'on va se voir souvent, qu'on se soutient, qu'on est là et merci. Merci, on se dit beaucoup merci. On ne se le dit jamais assez. Ensuite, le lendemain, après le petit déjeuner de midi, pendant la balade de fin de matinée qui commence à 15h, on met un pied devant l'autre comme pour la première fois. On a le pas neuf et les yeux tout propres. On est des nouveaux-nés. On s'éblouit, on s'émerveille. On se voit à Séville, à Mexico, dans le Périgord et en Savoie. On regarde le monde autour de soi, son petit monde, sa famille de sang et de coeur et leur redit qu'on les aime. Merde, on ne se le dit jamais assez. Au bord de la ville, au bord de l'année, sous le soleil, on devient sage et enthousiaste, exalté et apaisé. On essaiera de s'en souvenir quand il pleuvra... Et puis mince, non, on a pris des résolutions ou ou zut ?! Quand il pleuvra, on se recroquevillera dans les bras chaleureux qui nous ont serré à minuit une et on attendra que l'orage passe !






dimanche 26 octobre 2014

Nantes

Tout a commencé avec une célèbre émission de télé qui nous révèle les secrets de l'Histoire. Je me suis mise en tête de faire une épopée "Anne de Bretagne" à travers la France.
J'ai commencé par aller voir le tombeau de ses enfants, dans la cathédrale de Tours.
Ensuite, j'ai visité le château d'Amboise, cadre idyllique où elle a pourtant vécu les pires années de sa vie.
Pour terminer mon périple, il fallait que j'aille à la source : dans la belle ville de Nantes. Me voilà donc partie le long de la Loire en direction de la cité des Ducs de Bretagne. Je commence par passer le bonjour à ses chers parents, enfin, à leur tombeau, puis me rends au château. Leur demeure est un savant mélange de forteresse imprenable et de palais à l'architecture délicate, devant lequel on ne peut pas rester indifférent. Du haut des remparts, on domine une ville dont l'histoire remonte à l'époque gallo-romaine. Non loin du palais des ducs, d'ailleurs, on peut voir cette superposition d'époques à travers les différents murs, fortifications et constructions qui se sont succédé. 


Nantes, donc, ville intéressante à plus d'un titre. Ville d'Histoire, ville majestueuse, ville négrière, ville ambivalente. Les demeures bourgeoises qui s'alignent le long des avenues témoignent d'un passé bien sombre, sans mauvais jeu de mots. A une époque plus récente, le passage Pommeraye est une autre manifestation des grands airs qu'à voulu se donner la métropole. Digne des plus beaux passages couverts parisiens, il est un endroit de promenade recherché et un appel au shopping évident... 
C'est à peu près à la même époque que naissent les fameux petits beurres. Aujourd'hui, l'ancienne usine LU, loin d'être à l'abandon comme d'autres fleurons de l'industrialisation, a été recyclée en centre culturel. 

Outre les monuments et l'élégance de la ville, ce qui m'a frappée, à Nantes, c'est le calme relatif dont on peut jouir en flânant dans ses rues. Beaucoup d'artères sont en effet piétonnes et le tramway fonctionne apparemment bien, de même que les parkings relais qui permettent de garer votre voiture à la périphérie et de prendre les transports en commun. Du coup, vu le nombre d'habitants qui devraient en faire un endroit invivable, Nantes est assez paisible. 
Une fois sortie de la grande ville, un endroit qui me fascine autant qu'il me répugne, je dis au revoir à Anne, me promets d'aller visiter un jour la "vraie" Bretagne et poursuis ma balade en direction de l'océan. A très vite au bord de l'eau !