mercredi 8 octobre 2008

Quelques mots en partage

Je suis en train de relire Les sept plumes de l'aigle de Henri Gougaud et de souligner des phrases et des passages clés, et j'avais envie ce soir de profiter d'un petit moment de calme (si si ça arrive!) pour faire partager à mes fidèles lecteurs un petit morceau de bonheur, quelques mots aussi envoyés à travers les ondes du blog pour aider à débroussailler le Jardin de Lili, des paroles également envoyé dans la forêt de Aldea Selva, une histoire de végétation fraternelle...
"Un jour, j'ai poussé la porte où était écrit: "Diminue la douleur de la distance", et je suis entré dans une salle du palais de la mémoire. Il y avait partout des livres vivants. Entre mille autres de ces livres vivants j'ai choisi d'explorer la douleur de l'absence d'un être aimé. Il m'est aussitôt apparu que cette douleur était une maladie guérissable. Je me suis aventuré plus avant dans la salle. Entre mille autre voix, j'ai entendu ceci: "Plutôt que de t'enfermer dans le chagrin ou l'indifférence, cultive les sensations que l'être aimé a laissé en toi, redonne vie, dans tes dedans, à la tendresse, à la douceur. Si tu revivifies ces instants de boneurs passés, si tu les aides à pousser, à s'épanouir, à envahir ton être, la distance peu à peu se réduira, la douleur peu à peu s'estompera. Tu peux recréer ce que l'oubli à usé." Je me suis émerveillé de ce pouvoir et de mes capacités à explorer cette vaste bibliothèque que j'avais en moi. Alors j'ai choisi, entre mille autres choses, une journée d'amour éblouissante et douce. Elle était là, elle n'avait jamais servi à personne. Je suis entré dedans. Ses couleurs, ses senteurs, sa foisonnante plénitude se sont aussitôt réanimées. J'ai pensé: "Pourquoi ne ferais-je pas de ce jour là, de temps en temps, ma prière du matin? " Et soudain m'est venu: "Cette jubilation, cette gloire innocente, si cela était Dieu?" Il y avait aussi cette question, cet emportement du coeur, entre mille autres choses, derrière la porte où était inscrit: "Diminue la douleur de la distance!"
Un passage lu aujourd'hui, peut-être pas si choisi au hasard que ça, chacun en fera ce qu'il veut. Je sème et vous cultiverez, comme le chaman du livre!

4 commentaires:

Michèle a dit…

Et la distance sera adoucie, la douleur s'estompera, ne restera plus qu'une sensation d'ineffable bonheur...

Michèle a dit…

... parfois le chemin est très long...

aldeaselva a dit…

Chercher d'être à la hauteur de l'être aimé est une quête qui suffit à justifier une vie.
Merci a toi, Emi.

zygomo a dit…

Quelques mots en partage
et l'esprit en partance
pour un très beau voyage
en quête d'espérance.