mercredi 6 août 2008

Et dire qu'on les paie pour ça...

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire ce que les journalistes écrivent sur les événements d'hier en Bolivie. Tout y est: erreur de localisation, confusion entre différents types de conflits, amalgame entre tension sociale et référendum politique, raccourcis avec des citations hors contexte... Du travail d'incapable en quelque sorte. Et on dit ensuite que les français connaissent mal là Bolivie: ce n'est pas étonnant, avec de la désinformation pareille. Mais payez moi, j'y vais moi faire correspondante de presse en Bolivie! Et sur les mines en plus, difficile de me coller...
LA PAZ, 5 août, Reuters
"(...) Les deux décès sont survenus eux lors d'affrontements entre mineurs grévistes et forces de l'ordre dans la principale mine d'étain du pays.
Les violences se sont produites sur le site de Huanuni, où les mineurs sont en grève pour réclamer la retraite à 55 ans et un relèvement des pensions. Elles ont éclaté lorsque des policiers ont tenté de déloger des grévistes qui bloquaient une route, a précisé le ministre de l'Intérieur, Alfredo Rada.
"C'est un massacre, et la responsabilité en revient au seul (président) Evo Morales", a dénoncé le leader syndical Felipe Machaca au micro de radio Erbol.
La mine de Huanuni, à 260 km au sud de la capitale, La Paz, est régulièrement le théâtre de mouvements sociaux et de troubles. En avril, les mineurs avaient fait grève pendant douze jours. Fin 2006, la production avait été stoppée plusieurs semaines à la suite de violents affrontements entre des groupes rivaux de mineurs qui avaient fait 18 morts.
La Bolivie vit sous tension à l'approche du référendum révocatoire de dimanche, lors duquel Evo Morales a accepté de remettre son mandat en jeu.
Pour son ministre de l'Intérieur, ces incidents sont politisés. "Ces manifestations ont un fond politique, ils veulent que (Morales) perde le référendum", a dit Rada."
N'importe quoi!

1 commentaire:

Michèle a dit…

Je comprends que tu sois furieuse !