mercredi 31 décembre 2008

Première classe, seconde classe

Première classe, première fois, dernière sans doute aussi. De retour d'un petit voyage dans les montagnes enneigées d'Auvergne, j'avais pris un billet bon marché en première classe.
Les plaines d'Auvergne
(Photo:emi)
Je me disais le grand fauteuil, de la place pour allonger mes grandes jambes, des gens calmes et élégants... Je n'avais pas prévu pourtant les visages tendus, les mines fatiguées, les regards blasés, trop de chauffage sans doute. Je ne savais pas non plus les attitudes hautaines, les yeux qui se détournent, personne pour m'aider avec mes paquets -précieux en plus, mes paquets!-, l'indifférence. Pire que ça, l'expression exaspérée par les bruits pourtant amusants d'un de mes paquets... Il y en a qui ne savent s'émerveiller de rien, qui n'ont jamais souri à un inconnu ou entamé une conversation avec un clochard, qui ne partagent rien et laissent ce qu'ils ont en eux -si peu, si peu- se pourrir de l'intérieur, sans jamais le faire fructifier par l'échange. A tous ceux là je souhaite bien du courage pour l'année 2009, parce que si l'argent est le nerf de la guerre, c'est bien connu il ne fait pas le bonheur, et par ces temps de crise il vaudrait mieux trouver une autre manière d'affirmation personnelle que l'apparence. Et sachez que la première classe pour moi, c'est fini!

3 commentaires:

aldeaselva a dit…

Que veux-tu! Tu auras beau faire une ordonnance aux gens, leurs expliquer comment se soigner, ils auront beau sortir de chez toi persuadés que tu as raison, ils feront quand même autrement pour tenter de prouver qu'ils sont plus fort

Anonyme a dit…

Je me demande effectivement comment ils n'ont pas pu s'émerveiller devant un si précieux "paquet"... Quelle belle petite personne, si attachante que dès qu'on l'a rencontrée, on a envie de la revoir très vite !
Joyeux réveillon à votre petite famille !
pcr

Michèle a dit…

Emi, ton "paquet précieux" vaut mille fois mieux que l'attitude ou le regard de ces gens indifférents et creux qui ne savent plus s'émerveiller de rien !
Ignores-les.