samedi 12 janvier 2008

Les Argentins aiment la Bolivie

Voici deux liens vers deux chansons, deux magnifiques témoignages d'amour à la Bolivie. Le premier est celui du célèbre auteur argentin Leon Gieco, dont vous pouvez écouter l'hommage sur You tube en cliquant sur le lien suivant:

Emotion et sincérité pour ce texte chanté a capella par ce grand de la chanson latino-américaine.

Le second hommage est rendu par un autre auteur compositeur argentin, Piero. Il s'agit d'une chanson qui figure sur son dernier album et qui s'intitule "Bolivia es como un barco que sale al mar". En cliquant sur ce lien vous aterrissez sur son site:

Dans la rubrique "Descargas" vous pouvez télécharger le morceau en question.
Voici le texte en espagnol et la traduction en français que j'en ai fait, pour que chacun profite de la beauté de ce cri d'amour à la Bolivie. Je fais remarquer au passage que le texte, contrairement à la majorité des cas, ne perd rien à la traduction: il est simplement magnifique.

Bolivia es como un barco que sale al mar…

Habia una vez un pueblo maravilloso en este lugar
Las lunas entre los sueños los cuatro vientos la libertad
El sol besaba los cerros
El sol les daba calor
Habia una vez un pueblo y un ruiseñor

Amaban la Pachamama y ella les daba su bendicion
Unidos por la wiphala siete colores del corazon
Al cielo se agradecia
Habia prosperidad
La gente vivia tranquila en este lugar

Pero llegaron los barcos
Y nos llenaron de espejos
Nos maltrataron a todos
Mujeres, niños y viejos

Ya todos saben la historia
Con mucha pena y su gloria
Gente robandole a gente
No dejaron ni los dientes

Bolivia lucha, Bolivia siente
Bolivia sangra entre el oriente y el occidente
Bolivie sufre, Bolivia sabe
De como emigran cientos de miles a otros lugares

No seas ladron, no mientas, no seas flojo ni seas servil
Con luna de medianoche ch’allando coca vino y alcohol
La verdad de los ancestros
La fuerza de la raiz
Hay mucho que trabajar y reconstruir

Y siempre llegan señores
Que nos prometen mil cosas
Parecen ser de la pepsi
Nunca entendieron la coca

Ni dueños ni traficantes
Queremos socios y hermanos
Confianza desde nosotros
Arriba los bolivianos

Bolivia quiere, Bolivia canta
Bolivia piensa, siempre renace con la esperanza
Bolivia sabe que es trabajando
Bolivia sabe que este es el tiempo y ahora es cuando

Bolivia es como un barco que sale al mar…

(Photo Luis Chugar)



Il était une fois un peuple merveilleux à cet endroit
Les lunes entre les rêves les quatre vents la liberté
Le soleil embrassait les montagnes
Le soleil les réchauffait
Il était une fois un peuple et un rossignol

Ils aimaient la Pachamama et elle leur donnait sa bénédiction
Unis pour la Wiphala sept couleurs de leur cœur
On remerciait le ciel
Il y avait la prospérité
Les gens vivaient tranquilles à cet endroit

Mais les bateaux arrivèrent
On nous a fait miroiter plein de choses
Ils nous ont tous maltraités
Femmes, enfants et vieux

Tout le monde connaît l’histoire
Avec de grandes peines et sa gloire
Des gens qui en volent d’autres
Ils n’ont pas laissé de miettes

La Bolivia lutte, la Bolivie sent
La Bolivie saigne entre l’Orient et l’Occident
La Bolivie souffre, la Bolivie sait
Comment des centaines de milliers émigrent ailleurs

Ne sois pas voleur, ne mens pas, ne soit pas paresseux ni servile
Sous la lune de minuit ch’allar coca, vin et alcool
La vérité des ancêtres
La force des racines
Il y beaucoup à travailler et à reconstruire

Et toujours il arrivent des gens
Qui nous promettent mille choses
Ils ont l’air d’être de la Pepsi
Ils n’ont jamais compris la coca

Ni patrons ni trafiquants
Nous voulons des partenaires et des frères
Ayons confiance en nous
Vive les boliviens

La Bolivie aime, la Bolivie chante
La Bolivie pense, elle renaît toujours avec l’espoir
La Bolivie sait que c’est en travaillant
La Bolivie sait que c’est le moment , c’est maintenant ou jamais

La Bolivie est comme un bateau qui prend la mer…

2 commentaires:

aldeaselva a dit…

Chouette! Une chanson pour notre ami Enrique, je lui transmet le lien immédiatement.
J'ignorais que Luis Chugar, en dehors d'être un grand flûtiste, était aussi un bon photographe.

Esteban a dit…

Pero llegaron los barcos
Y nos llenaron de espejos
Nos maltrataron a todos
Mujeres, niños y viejos

Ya todos saben la historia
Con mucha pena y su gloria
Gente robandole a gente
No dejaron ni los dientes

EMI, No soy seguro que todo el MUNDO sabe la historia, la indiferencia esta matando la humanidad.

Bonsoir EMI, oui beaucoup de freins empêchent l'émancipation de ce peuple, notamment l'oligarchie faciste qui n'a pas été dépossédé de ses privilèges. Privilèges qui sont les leviers de déstabilisation des mesures prises par EVO MORALES, et si celui-ci ne peut aller plus vite c'est qu'il sait qu'il ne peut ne faire.

Longtemps il a demandé le soutien des progressistes internationaux personne ne répond. Aujourd'hui je m'inquiète pour ce peuple, et les forces facistes alimentent dangereusement le renversement du pouvoir de EVO. Sa marge de manoeuvre est très réduite.

Ton blog est super et je suis très content de t'avoir découverte.
J'aime moi aussi la montagne mais je ne suis pas un globe trotteur.

Je suis moi aussi défenseur des peuples d'Amérique Latine qui cherchent une voie pour une vie meilleure.
Je traduis des textes qui traitent de ces sujets parce que comme j'ai dit plus haut:

"No soy seguro que todo el MUNDO sabe la historia, la indiferencia esta matando la humanidad."

Je reviendrais EMI