mardi 18 octobre 2016

Renaud, toujours debout !

Après la visite de la Cité des Sciences et la balade dans le Parc de la Villette, le week-end intensif ne s'est pas arrêté là : samedi soir dernier, une autre épreuve sportive nous attendait... le concert de Renaud au Zénith. 
L' épreuve sportive
Oui, parce que le concert étant censé débuter à 20h, c'est à 16h qu'il faut se placer dans la file d'attente. D'abord assis par terre, pas trop éprouvant sous le doux soleil d'octobre, puis debout pour ne pas permettre aux nouveaux arrivants de vous gruger dans la file. A la guerre comme à la guerre, certains s'immiscent assez habilement dans les interstices que vous pourriez laisser. C'est donc debout que vous devez ingurgiter le petit casse-croûte que vous aurez bien sûr pris soin de vous préparer à l'avance. Pas terrible pour la digestion. A 19h, enfin, l'attente prend fin et là, c'est le combat. Les vigiles vous font passer au compte-goutte pour accéder au contrôle. Coudes écartés, il faut avoir la force de persuasion d'un rugbyman pour endiguer le flot de fans qui vous poussent et vous bousculent pour passer avant vous. Une fois la fouille effectuée, alors il faut courir, oui, je dis bien courir jusqu'à la porte du Zénith. C'est donc vanné, essoufflé, déjà courbatu que vous parvenez enfin à prendre votre place dans la fosse. Vous avez voulu être au plus près de la scène, ça se mérite. Là, vous disposez d'encore quelques minutes, une petite demie-heure en fait, pour vous reposer un peu. L'espace vital est assez restreint et il est impératif, si vous voulez vous asseoir par terre, de prendre position rapidement, sous peine de ne plus pouvoir écarter les jambes à cause du flux incessant de spectateurs qui viennent chaleureusement vous entourer. Car il fait extrêmement chaud dans la salle, de quoi friser le malaise. D'autant plus que la gentille dame de la sécurité vous a fatalement confisqué votre bouteille d'eau. Quand la première partie commence enfin, il faut le dire, vous êtes au bord de la rupture physique et psychologique. Pendant toute la durée du concert, vous ne pensez plus à vos articulations - mis à part les quelques fois où votre voisin belge surchauffé par une surdose de bière vous assène quelques coups dans les épaules et les bras - trop accaparé que vous êtes par la musique. C'est à la fin, lorsqu'il faut se remettre en mouvement, que les choses redeviennent pénibles : pieds engourdis, genoux paralysés, dos en compote et marche difficile. Une épreuve physique, puisque je vous le dis !
Le concert
En première partie de Renaud, nous avons eu la chance de découvrir un artiste encore méconnu en la personne de Gauvain Sers. Voici deux petites vidéos qui illustrent les qualités d'écriture de ce jeune homme que nous avons beaucoup apprécié. Une petite révélation, à suivre ! (surtout qu'il est creusois et que son guitariste est corrézien, que voulez-vous, ça rapproche !)





Et Renaud, alors ? 
On le disait diminué, la voix complètement foutue... tu parles, oui ! Dès la première chanson, on a compris que ça allait être du grand spectacle et que le grand professionnel allait assurer. Les décors sont gigantesques, ultra modernes, beaux, époustouflants. Les musiciens, n'en parlons pas : des chefs, des maîtres, ça sonne à vous en coller des frissons de plaisir. Les chansons s'enchaînent et on ne voit absolument pas le temps passer. Il est présent, Renaud, debout, bien vivant, alerte, et il chante ! Il vous entraîne dans un concert enlevé où le public reprend à l'unisson toutes ses chansons par cœur. Une sorte de mouvement collectif et solidaire, généreux comme ça ne se fait plus. Il y a une dose de bonne humeur, de partage et d'amour diffusés dans cette salle, je ne vous dis pas ! Être au-milieu de tout ça, c'est assister en vrai à la réunion de gens d'univers différents mais poussés et réunis par la même affection, la même admiration pour ce chouette type, ce mec bien qui, par sa présence, ses convictions, ses mots, déclenche des sentiments forts dans son public. Quoi??? C'est déjà fini ?? 2h30 plus tard, il faut se rendre à l'évidence, il faut quitter le Zénith. Des étoiles plein les yeux, on a pris une bonne claque. Bon sang ce que ça fait du bien ! Merci Renaud, vraiment... et... à bientôt !


Aucun commentaire: