lundi 18 mai 2009

Deux morts, un combat, et une étoile de plus

Il y a des noms comme ça qu'on aime entendre, des noms chaleureux qui vous accompagnent tout au long de votre enfance et qui ne vous quittent plus, comme un refrain familier dont on ne se souvient plus vraiment des paroles mais qu'on n'oublie jamais. Mario Benedetti, c'était les livres d'espagnol du début, les extraits avec le nom "Uruguay" à la fin qui faisait rêver. Benedetti ce fut ensuite "Primavera con una esquina rota", tendresse et douleur, souffrance et violence exprimées avec tant de poésie. Et puis tant de livres, tant de poèmes dans lesquels je ne me suis jamais plongée vraiment mais un sentiment profond de familiarité. Benedetti est parti avec ses convictions et ses poèmes. J'irai lui rendre visite plus souvent. Une étoile de plus là-haut, un être humain de moins ici.
Autre disparu aujourd'hui, tout autre contexte mais pourtant le même combat pour la liberté. Guillermo Lora, bolivien, trostkiste, leader historique du POR (Partido Obrero Revolucionario), le principal auteur des "Tesis de Pulacayo" qui ont servi de base à la révolution de 1952, la première d'Amérique Latine. Là aussi des centaines, des milliers d'écrits, des convictions.
Deux morts, un même combat, des traces pour l'histoire.
Et des empreintes d'humanité dans lesquelles poser le pied. Adios compañero Mario.

1 commentaire:

Michèle a dit…

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/05/20/la-fondation-mario-benedetti-est-nee