mardi 27 avril 2010

Balade en Auvergne

Quoi de mieux pour fuir la grisaille parisienne qu'une petite escapade en Auvergne, au pays des volcans éteints (aux dernières nouvelles)? Tout près de la chaîne des Puys, face aux monts du Sancy, il y a de charmantes balades à faire autour du village de Gelles où, comme son nom l'indique, l'hiver est long, mais qui reprend vie et fleurit dès le retour du printemps. Les champs tout jaunes de fleurs de pissenlits, les vaches salers (du fromage du même nom) qui paissent paisiblement: un cocktail bucolique de tranquilité idéal pour se reposer de l'agitation de la ville. Il y a dans le coin quelques chemins balisés qui nous mènent à des découvertes plus agréables les unes que les autres. Nous partons de Gelles, au bord de l'étang Michelin (rien n'est dû au hasard).

La balade que nous avons choisi ce matin nous conduit à travers des villages de montagne (certes, parfois les chiens de berger ne sont pas très accueillants...), avec toujours en champ de vision la chaîne des Puys, et parmi eux le Puy de Dôme et le Pariou avec la forme caractéristique de leurs cratères.
Nous découvrons au bord de la route la cascade de Say qui, même si elles n'a pas l'allure des grandioses pleureuses des Alpes, a quand même son caractère, jolie chute d'eau qui vient arroser les cailloux du ruisseau en contrebas, à la manière d'un jardin japonais en miniature. Plus loin, la Roche Branlante nous montre toute l'ancienneté géologique de cette région, des curiosités minérales dignes des époques préhistoriques.Au retour, un bon confit de canard nous attendait. Vraiment, l'Auvergne est une terre accueillante!

(Photos:emi)

mercredi 21 avril 2010

Les amis

Les amis. Vaste sujet. Il y a ceux qui n'en ont pas, et ceux qui en ont trop. Il y a ceux à qui cela manque, il y a ceux qui sont étouffés et noyés dans leurs innombrables relations. Les amis. Qui sont-ils? Pour certains, ce sont ceux que l'on voit tous les jours, à qui on envoie dix mails par semaine, avec qui on partage tout. Pour d'autres, les amis, on les utilise quand on en a besoin, on les appelle quand on s'ennuie, on les oublie dans les moments de grande occupation. Pour moi, rien de tout ça. Les coups de fils incessants de ceux qui n'ont rien à me dire de passionnant, de drôle ou d'intéressant me lassent, m'étouffent, me font fuire. J'utilise les gens? Si vous le dites. C'est comme pour la nourriture. Mieux vaut un bon restaurant de temps en temps que de la restauration rapide au quotidien. Manque de saveur. Manque d'originalité. Manque d'intérêt. Il paraît que les amis, il faut savoir les garder, entretenir une relation, téléphoner de temps en temps pour savoir comment ça va, donner des nouvelles. Non, quand je n'ai rien d'essentiel à dire, j'opère la technique du silence radio. Parce que la vie court, parce qu'on a plein de choses à faire, parce qu'on n'a pas, qu'on ne prend pas le temps. Et alors? Négligence? Mépris? C'est vous qui le dites. Les amis, en fait, ce sont ceux qu'on voit après des mois de silence, qu'on retrouve comme si on les avait vus hier, avec qui on partage plus qu'un thé ou un paquet de gâteau. Ce sont ceux avec qui on sait qu'on est sur la même longueur d'onde, qu'on n'a pas besoin de relancer sans arrêt pour s'assurer qu'ils sont là. Les amis, ce sont ceux qui nous sortent des mauvaises passes avec autant de naturel que si on leur demandait l'heure, sans réfléchir, parce que, c'est tout. J'ai de la chance, des amis comme ça, j'en ai quelques uns. Pas besoin de les collectionner, une poignée suffit, une poignée de main pour s'accrocher quand on tombe. Les intéressés se reconnaîtront. Je les remercierai à la fin du voyage...

mardi 20 avril 2010

La mosquée de la discorde

Ce matin, je me balade dans mon quartier à cheval sur Paris et sa banlieue. Depuis quelques semaines déjà, j'avais remarqué un édifice en construction avec de superbes ouvertures de style mauresque. Aujourd'hui, en passant devant le chantier, deux femmes sont en pleine discussion sur le trottoir d'en face. De loin, je devine les gestes d'exaspération, les mines fâchées, le verbe haut. Je décide de m'arrêter et de rentrer dans leur conversation.
"Est-ce que vous savez ce que c'est que ce bâtiment en construction?
- Evidemment! C'est un truc musulman! Oui, une mosquée! Non mais vous vous rendez compte! Ils vont nous envahir! Par contre si vous, vous allez dans leur pays, il n'y a pas d'église, ça non, sûrement pas! Vous ne vous souvenez par de ces moines assassinés en Algérie? Et dire qu'à la place on devait nous construire un commissariat! Pourtant on en aurait bien besoin, parce qu'il y a de la crapule par ici!"
Sur le chemin du retour, l'une des deux femmes, plus modérée, raconte:
"Lorsque je suis arrivée par ici, il y a 52 ans, c'était la campagne! Maintenant, le quartier a bien changé. Et les gens s'en vont, ça devient un ghetto. Je suis d'accord avec la mixité, le mélange des cultures. C'est enrichissant même. Mais cette mosquée, là... Non vraiment, je ne suis pas d'accord."
Quant à moi, je ne sais pas si je dois être d'accord ou pas. Après tout, c'est tout de même mieux que de prier dans la cave d'un immeuble... Et puis, nous sommes un pays libre, chacun a le droit de pratiquer sa religion comme il l'entend. La société change, cette mosquée en est sans doute le reflet... Pourtant, la majorité des gens du quartier montrent un désaccord profond. Cet édifice musulman près de chez eux, ça les froisse. Le chant du muezzin leur déplait à l'avance! L'ignorance, la peur, le manque d'échanges avec les autres cultures sont peut-être aussi à l'origine du rejet. Et cela vaut dans les deux sens. Là où je travaille, dans cette banlieue "exotique", les élèves à qui j'enseigne ne sont jamais rentrés dans une église, crachent dessus même. L'inculture fait des ravages en France. Nous sommes loin d'être des citoyens illustrés et ouverts et nous retranchons dans ce que nous croyons être et savoir. Y a-t-il une issue?

mardi 13 avril 2010

L'uniforme à l'école

Je ne veux pas parler ici du débat sur le port de l'uniforme par les élèves dans les écoles et les collèges de France, mais bien des visites que nous font de temps en temps dans nos établissements les militaires et autres policiers. Je me souviens, il y a quelques années, dans un collège classe moyenne de la banlieue parisienne, l'intervention de membres de la Légion Etrangère. A côté de moi, un collègue connaissant par coeur les paroles de la chanson "Bella Ciao", anti militariste convaincu, autant dire peu acquis à la cause de nos conférenciers d'un jour. Tout d'abord, on passe à l'assistance réunie des élèves un film sur les actions de la Légion: mise en scène soignée, combattants transpirants et maquillés, ennemis noirs africains, évidemment. Ensuite, la foire aux questions. Les élèves se renseignent. Mais comment diable une principale de collège -certes, elle-même fille de militaire, mais cela n'excuse pas tout- peut, dans le cadre d'une après midi d'information dédiée aux "métiers de l'armée", choisir d'inviter, plutôt que des techniciens susceptibles d'apporter des informations intéressants à des jeunes de quatorze ans, des légionaires véhiculant de tels préjugés arrièrés et racistes. Je cite pêle mêle: le rôle "civilisateur de l'armée" pour les recrues venant par exemple d'Afrique, "qui souvent, mangent encore avec les mains, on leur apprend donc à se servir d'une fourchette"; le soutien économique que, grâce à leur salaire, les étrangers peuvent apporter "à leur clan, à leur tribue", etc... Le public, composé d'une bonne moitié de jeunes de parents Africains ou Maghrébins, roule des yeux surpris, mi amusés, mi choqués. Certains finiront même par nous demander: "Mais madame, ils sont vraiment racistes dans l'armée?" A la fin de cette intervention mémorablement caricaturale et pathétique, la principale nous demande de nous lever et d'applaudir. Seuls, mon collègue et moi restons ostensiblement assis et silencieux, sous le regard réprobateur d'un molosse maori peu engageant.
Cette semaine, autre anecdote. Nous recevons, cette fois dans un collège "sensible" d'une banlieue de la même catégorie, la visite d'un policier venu présenter les méthodes de la maison lors des interpellations pour racket. Il s'évertue à expliquer à nos élèves (1% de blancs), les différents "types": européen, asiatique, maghrébin, africain... qui les aideront à identifier leurs agresseurs. Evidemment, dans les mises en scènes ce jour là, la victime est une charmante blondinette, je vous laisse deviner la couleur de l'agresseur. A une élève qui se dit d'origine pakistanaise, il soutient que non, elle est donc "d'origine hindoue". Quelques remarques lourdissimes plus tard sur la couleur et les origines, on se dit à nouveau que ces fameuses interventions des hommes en uniformes dans les collèges sont décidément déplacées, maladroites, chocantes, inquiétantes, voir malsaines, pour des élèves qui souvent connaissent par coeur le commissariat du quartier et qui ont une vision des lois très orientée. A quand les visites en prison ou en centre de rétention?

samedi 10 avril 2010

Women fighters

Parce que le football est beaucoup plus qu'un sport d'argent.
Elles sont onze, et leur entraîneur. Elles jouent au foot. Nous sommes à Zanzibar. Terre hostile pour les cheveux au vent et les jambes à l'air. Une femme ne doit pas jouer au foot, c'est contraire à la religion, lorsqu'elle ne porte pas de voile, elle est comme nue, c'est alors une tentation pour les hommes. Voici le discours de ces messieurs. Quant à elles, elles disent que ce n'est pas écrit dans le Coran, que le foot, c'est toute leur vie, que lorsqu'elles portent leur maillot vert, elles disent, elles font ce qu'elles veulent. Le sport, c'est leur espace d'infinie liberté. Leurs maris, ceux qui leur interdisent d'aller sur les terrains, ils manquent d'éducation, et quand on n'a pas d'éducation, on ne progresse pas, on critique tout ce que font les autres. C'est comme ça qu'elles parlent de leurs hommes. Et puis, plutôt divorcer que de renoncer à chausser les crampons, c'est ainsi pour les guerrières de Zanzibar. Le tournant que leur vie à pris, leur solidarité, leur liberté, leur salut, elles doivent tout au foot. Alors au diable les critiques. Musulmanes, elles le sont aussi, de tout leur coeur. Et ce n'est sûrement pas incompatible avec le sport. Un esprit sain dans un corps sain, voilà ce qu'elles ont. Et du courage pour se battre contre les adversaires et contre les tabous. Vraiment, ces femmes sont des guerrières.
(D'après un documentaire passé sur France ô)

jeudi 8 avril 2010

L'incroyable région

Incroyable, cette région, mélange de montagne et de saveurs du sud, de villages provençaux et de sommets enneigés. Nous sommes en Drôme provençale, flânant dans les rues étroites aux bâtiments de pierres et parsemées de poteries qui sentent bon l'olive et la lavande.
Soudain, c'est la montagne. Cols recouverts de neige en ce début du mois d'avril. Un arrière goût de massif Central, un regard songeur vers les grandes Alpes, et nous voilà dans le Vercors. Lourd d'histoire, mais grandiose. Cette région, aux routes spectaculaires à flanc de montagne et aux vallées profondes et abruptes, possède des sommets qui n'ont rien à envier à ceux des grands massifs. Et puis, de l'autre côté d'un tunnel, nous quittons la station de ski et les chiens de traineau pour retrouver la douceur de la vallée du Rhône.
En voyant tous ces petits villages à flanc de colline, en considérant l'histoire et le vécu de cette région, on se dit que les montagnes, contrairement à ce qu'on pourrait penser, rapprochent les hommes plutôt qu'elles ne les éloignent. Vibrations communes lorsque les regards se projettent à l'unisson vers les mêmes sommets; vents d'altitude qui véhiculent et font voyager d'une tête à une autre des pensées apaisées et positives. Pas besoin d'aller très loin pour ressentir la force et la sagesse de la nature. Le bout du monde est souvent tout près d'ici.


(Photos:emi et Jean-Louis)

Merci Enrique!


Quand je vous dis qu'il y a des ponts entre les montagnes, les océans et les hommes...

mercredi 7 avril 2010

Les Etats Généraux de la porte ouverte

Enfoncer des portes ouvertes, voilà ce qui se passe en ce moment au cours de ces fameux Etats Généraux de la violence en milieu scolaire qui se tiennent ces jours-ci et dont tous les médias nous rabattent les oreilles depuis ce matin. C'est le sujet du jour: il y a de la violence à l'école. Autant dire qu'on enfonce une porte grande ouverte. Qu'il y ait de la violence à l'école, tout le monde était au courant. Mais qu'on réunisse nos voisins européens lors d'Etats Généraux afin qu'ils nous donnent de bons conseils, cela devient risible. Que vont nous dire les Italiens, qui sont en train de détruire le système scolaire public en insuflant de grosses quantités d'argent dans les établissements privés? Que vont nous dire les Espagnols, chez qui ce sont les lycéens qui demandent la fin des écoles mixtes? Ces pays ont-ils vraiment les mêmes configurations, les mêmes soucis que nous? Heureusement, la présence dans ces Etats Généraux de la violence à l'école d'un enseignant qui propose des "cours d'autorité" à ses collègues va sans doute sauver l'éducation française! Zorro est parmi nous, soyons en rassurés. Dans la série "défonçons ensemble des portes béantes", on nous affirme que la violence est plus importante dans les collèges et les lycées situés dans des zones sensibles, socialement défavorisées, concentrant une part importante de l'échec scolaire. Comme si nous étions nés de la dernière pluie... Et que propose-t-on? Pas grand chose au demeurant, si ce n'est le fait de proscrire les exclusions. La priorité n'étant plus à l'enseignement mais à la sécurité, peu importe qu'un individu empêche toute une classe d'étudier, pourvu qu'il ne "mette pas ses camarades en danger". Alors seulement nous avons le droit de les exclure. Merci mon Dieu! Et le droit au savoir? Le droit au respect? Le droit de travailler, simplement, qu'en fait-on? Bagatelles! Non, selon nos sages spécialistes, qui n'ont de spécialistes que le nom, restant toujours à une distance acceptable du théâtre des opérations, la solution est ailleurs: dans "la formation des jeunes enseignants", dans "la stabilité des équipes éducatives". C'est à ce moment du débat que reviennent sur le tapis ces fameuses réformes qui sont en train de se mettre en place, discrètement mais sûrement et de manière irréversible. Comment peut-on encore parler de la formation nécessaire des jeunes enseignants lorsqu'au lieu de rajeunir et d'améliorer le rôle des IUFM et des années de stages, on tend à supprimer les concours d'accès à la fonction de professeur pour jeter dans la gueule du loup des étudiants à Bac+4 ou 5 n'ayant aucune expérience du terrain? Quand on sait qu'il faut en moyenne 5 ans à un jeune enseignant pour se familiariser avec le dur labeur qu'est celui de travailler en zone sensible, c'est de la pure folie. Alors qu'on ne nous parle pas de formation. En ce qui concerne la soi disant stabilité des équipes éducatives, nous n'allons pas non plus dans la bonne direction. En supprimant les concours, les jeunes étudiants ainsi recrutés seront à la merci des décisions arbitraires de mutations qui elles-mêmes obéiront à une politique du résultat inquiétante pour la fontion même d'enseignant et la liberté pédagogique. Désolé, s'entendra-t-on dire alors, votre manière d'enseigner ne correspond pas à notre établissement, merci d'aller chercher du travail ailleurs. Nous verrons alors sur les routes des profs itinérants, précaires, en permanence sous la menace d'une inquiétante épée de Damoclès. Adieu donc la stabilité des équipes dans les collèges. Ces Etats Généraux sur la violence en milieu scolaire semblent en fait se dérouler, comme toujours, dans l'atmosphère confinée et hors du temps et de la réalité d'un bocal rempli de gens sans véritable connaissance du terrain et dont le discours est encore en totale contradiction avec les régressions en cours dans le milieu de l'éducation.

jeudi 1 avril 2010

L'étoffe des héros

Martin Sivak, Jefazo, 2008.
Il a tout d'un héros, Evo Morales, ce fils d'indien, dans son enfance gardien de lamas, passé de dirigeant syndical amateur de football au rang le plus élevé de la société bolivienne, celui de Président de la République. Cette biographie originale du jeune journaliste argentin Martin Sivak, ami de Evo, dresse un portrait intime et sans détours du premier président indigène d'Amérique Latine. Loin d'être une suite d'événements chronologiques froidement classés de l'enfance jusqu'au temps présent, ce travail s'articule entre des chapitres consacrés à l'époque actuelle, la présidence, et d'autres dédiés à son ascension, faits de retours en arrière sur des moments clés de la vie de Evo, comme on regarderait avec recul et une certaine admiration le chemin parcouru, un album souvenir d'étapes capitales.
Une enfance difficile certes, marquée par la pauvreté, mais déjà par l'affirmation d'un caractère hors du commun qui fait de lui un homme respecté et écouté des les premières années. Puis l'arrivée dans le Chaparé, le début de sa carrière syndicale dans le milieu des producteurs de coca. Les premières marches de protestation, les premières prises de positions, des idées qu'il ne laissera jamais de côté, même une fois arrivé au Palais Présidentiel. Tout au long du livre, on découvre un portrait précis et documenté de la situation politique, économique et sociale de la Bolivie de la fin du XX ème et du début du XXI ème siècle. A noter, quelques pages captivantes sur la fin de la présidence de Gonzalo Sanchez de Lozada, "Goni", de la gestion de Carlos Mesa et les dernières élections avant celle qui a vu Evo Morales conquérir les voix et le coeur d'une grande majorité des boliviens. En toile de fond, la guerre de l'eau en 2000, puis celle du gaz quelques années plus tard, le trop lourd tribut de morts payé pour gagner le droit de décider des ressources naturelles du pays.
La proximité de l'auteur avec Evo Morales nous permet d'entrer dans l'intimité du personnage, non qu'il s'agisse d'un livre à sensations qui dévoilerait la vie privée du Président (il faut dire qu'il n'en a quasiment pas, commençant ses journées à cinq heures du matin par un conseil des ministres et ne les terminant que très tard dans la nuit), mais au delà de cela, Martin Sivak nous présente un homme simple, avide d'apprendre, sûr de ses convictions, détestant par dessus tout l'hypocrisie et la trahison. Un homme soucieux des demandes qui lui sont constamment formulées, du poids de sa fonction et du rôle qu'il a à jouer dans l'histoire de son pays et du monde en général. Tant et si bien que certains l'ont élevé au rang de dieu vivant et lui vouent un culte sans bornes. Malgré tout, Evo, l'enfant des hauts plateaux, est avant tout un bolivien, simple, comme tous les autres, qui sait reconnaître ses lacunes mais possède une force indéniable: celle de mener la Bolivie sur un chemin encore inexploré, difficilement mais toujours avec une volonté féroce de réussir.